Il est urgent de retrouver l’unité des cultures

Rome: Le nouveau président du Conseil pontifical pour la culture est entré en fonction

Rome, 5 septembre 2007 (Apic) Mgr Gianfranco Ravasi, nommé président du Conseil pontifical pour la culture le 3 septembre, a souligné l’urgence de retrouver l’unité entre les cultures «dans une période de grande dispersion». Il s’exprimait dans l’hebdomadaire italien Famiglia Cristiana, en date du 9 septembre.

«Nous devons rechercher l’unité de la multiplicité, les mille irisations d’une lumière unique, les milles facettes du diamant unique», a ainsi affirmé le nouveau président du Conseil pontifical pour la culture à propos du dialogue entre l’Eglise catholique et les différentes cultures. «Parce qu’il est urgent de retrouver l’unité: nous sommes dans une période de grande dispersion», a-t-il ajouté. Pour lui, «le diamant s’est brisé et chacun garde son fragment, convaincu de posséder la vérité».

Pour Mgr Ravasi, il est important d’abandonner «la logique de la confrontation, du duel». «Au duel, je préfère le duo, comme dans l’art lyrique, quand les deux voix restent différentes mais harmonieuses, même entre deux registres antithétiques comme ceux de la basse et du soprano», a-t-il souligné en utilisant une nouvelle métaphore. «Le relativisme, c’est aussi cela», a encore ajouté le haut prélat italien.

«Chacun est convaincu d’être absolu, affirme une identité définitive». «La vérité devient un corps froid, rigide, et non quelque chose de vivant». Pour lui, «le relativiste, malgré les apparences et ses déclarations, empêche le dialogue». Mgr Ravasi a alors pris l’exemple d’Internet «où l’on trouve tout et son contraire, mais on ne peut pas le faire se rencontrer, parce que ce sont des fragments totalement autonomes». «Le synonyme du relativisme, c’est la dispersion». «Le véritable contraire est l’unité», a-t-il ajouté.

Projet de développer un blog

Dans l’interview accordée à Famiglia Cristiana, Mgr Ravasi a aussi évoqué certains de ses projets. «Le conseil pontifical publie une belle revue trimestrielle en quatre langues dont le titre est Foi et Culture». «Je voudrais la mettre sur Internet», a-t-il annoncé, soulignant son intention de «développer le site on-line du conseil pontifical, avec un blog et d’autres instruments de ce genre». «Je crois qu’il s’agit bien des instruments modernes pour le rapprochement et le dialogue».

Evoquant sa nouvelle charge, le nouveau président du Conseil pontifical pour la culture a enfin expliqué qu’il devrait, au début, «étudier, comprendre, (se) confronter à un horizon tout nouveau, chercher à faire (sienne) la leçon du cardinal Poupard (son prédécesseur, ndlr), une figure très significative de la culture catholique». Le Conseil pontifical de la culture a deux sections : «une, plus théologique, concerne la foi et la culture, l’autre le dialogue avec les cultures des non-croyants, un des domaines les plus vivants et tourmentés de ces dernières périodes», a-t-il expliqué.

Par ailleurs, dans le même numéro de Famiglia Christiana, le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, a regretté la polémique sur les avantages fiscaux accordés à l’Eglise catholique en Italie et qui vise, selon lui, à «détruire la crédibilité des institutions religieuses qui sont les plus présentes dans la société et les plus actives pour en soigner les blessures». «Ceux qui lancent systématiquement de telles polémiques devraient revoir leur stratégie de dénigrement, qui nuit non seulement à l’image de l’Italie, mais touchent directement ceux qui sont les destinataires des activités sociales et caritatives de l’Eglise».

Fin août, la Commission européenne avait annoncé son intention d’ouvrir une enquête sur les avantages fiscaux dont bénéficie l’Eglise catholique en Italie pour ses activités immobilières (exemption de la taxe communale sur la propriété immobilière, réduction de 50 % de la taxe sur les entreprises). (apic/imedia/ms/bb)

5 septembre 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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