A la surprise générale
Rome: Le pape a quitté la clinique pour rejoindre le Vatican
Rome, 14 janvier 2005 (Apic) Le pape Jean Paul II a quitté l’hôpital Gemelli vers 18h20 dans la soirée du 13 mars 2005, après 18 jours à la polyclinique. L’annonce de sa sortie d’hôpital a surpris la foule émue de l’avoir entendu parler à nouveau. Il avait été annoncé que Jean-Paul II serait au Vatican pour le début de la semaine sainte, le 20 mars prochain.
Plusieurs centaines de fidèles s’étaient massés en fin d’après-midi devant l’hôpital pour souhaiter à Jean Paul II un bon retour au Vatican, tout en ne cachant pas leur étonnement de le voir quitter le Gemelli plus tôt que prévu.
Le pape est parti de l’hôpital dans une Mercedes grise aux vitres teintées, pour arriver une quinzaine de minutes plus tard Place Saint Pierre. Les lumières de ses appartements pontificaux au 3e étage du palais apostolique se sont alors allumées, signalant son retour au Vatican.
Le porte-parole du Saint-Siège avait annoncé en début d’après-midi le 13 mars, que le pape, en accord avec l’équipe médicale, rentrerait au Vatican dans la soirée.
Contrairement à son précédent retour le 10 février dernier – suite à sa première hospitalisation à Gemelli au mois de février 2005 – où le pape était rentré en papamobile, il a été décidé qu’il emprunterait cette fois une Mercedes. Le véhicule papal plus discret a finalement quitté la polyclinique sous les encouragements des pèlerins. Jean-Paul II, installé à côté du chauffeur, a béni, fenêtre baissée, les fidèles sur son chemin.
Jean Paul II avait été transféré à la polyclinique au nord ouest de Rome dans la matinée du 24 février 2005 et y avait subi une trachéotomie dans la soirée.
Précipité?
Côté médical, on se montre plus réservé face à cette sortie, qualifiée de «précipitée», selon les médecins. Le pape Jean Paul II a forcé la main dimanche à ses médecins pour quitter son hôpital plus tôt que prévu, mais il devra se montrer très prudent et réduire ses activités, ont du reste averti lundi plusieurs spécialistes dans les quotidiens italiens.
«Je lui conseille de se reposer et de parler le moins possible. Fini de penser aux audiences», a ainsi déclaré à la Repubblica le professeur Corrado Manni, l’anesthésiste réanimateur de l’équipe de médecins qui lui a sauvé la vie après l’attentat du 13 mai 1981. Le pape portait toujours la canule à son retour au Vatican, mais elle l’expose à des infections, relève- t-on encore. (apic/ag/imedia/pr)



