Rencontre placée sous le signe de Mère Teresa

Rome: Le pape a reçu en audience le président albanais Alfred Spiro Moisiu

Rome, 24 février 2006 (Apic) Benoît XVI a reçu en audience officielle le président de la République d’Albanie, Alfred Spiro Moisiu, le 24 février. Les deux hommes se sont entretenus en tête-à-tête durant une vingtaine de minutes. Ils ont évoqué la visite de Jean Paul II en 1993 et Mère Teresa de Calcutta, originaire de ce pays des Balkans.

Accompagné de sa fille Mirala et d’une délégation de huit personnes, le président de 77 ans, de confession orthodoxe, a offert au pape une horloge de table en argent, une reproduction de la tour de l’hôtel de ville de Tirana, et un tableau de la Vierge du Bon Conseil, la patronne et la protectrice de la Albanie. Enfin, Alfred Spiro Moisiu a remis à Benoît XVI un livre du peintre et architecte albanais Maks Velo – emprisonné pendant 15 ans par le régime communiste – contenant des reproductions de portraits de Mère Teresa. «Ce serait intéressant d’interpréter ces dessins et ces peintures», a déclaré le souverain pontife.

Le 10 novembre dernier, Benoît XVI avait déjà reçu le premier ministre albanais, Sali Berisha. Ce dernier lui avait offert une petite statue de Mère Teresa.

Formé par l’Armée rouge à Saint-Pétersbourg

Alfred Spiro Moisiu est président de l’Albanie depuis 2002. Son mandat s’achèvera en 2007. Formé par les services du génie de l’Armée rouge à Saint-Pétersbourg, il était professeur dans les académies militaires de Tirana et de Moscou.

En 1971, en tant que chef de bureau du ministère de la Défense, il avait fait construire des milliers de casemates pour défendre un pays qui vivait alors dans une totale autarcie. En 1984, il quitta l’armée et en 1991, revint dans la politique en tant que ministre de la Défense, dans le dernier gouvernement avant l’élection du premier parlement démocratiquement élu de l’Albanie post-communiste. Resté conseiller du gouvernement, il a travaillé à l’entrée de son pays dans l’OTAN. En 1995, l’Albanie a ainsi signé un traité d’association avec l’Alliance atlantique.

Avec le retour des socialistes au pouvoir en 1997, il a perdu son poste au ministère. Mais, en 2002, sous la pression de la communauté internationale, il est devenu le candidat de consensus de tous les principaux partis politiques du pays. (apic/imedia/hy/bb)

24 février 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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