La situation dans le pays au coeur de l’entretien

Rome: Le pape a reçu en audience le président hongrois

Rome, 6 novembre 2006 (Apic) Le pape Benoît XVI s’est entretenu lundi pendant une trentaine de minutes avec le président hongrois, Laszlo Solyom.

Le président hongrois a aussi rencontré le cardinal secrétaire d’Etat, Tarcisio Bertone. Les discussions ont porté sur «la situation du pays, avec une référence particulière aux traditions et aux valeurs morales et religieuses de la société hongroise», peut-on lire dans le communiqué du Bureau de presse. Il a aussi été fait mention de l’application de l’Accord entre la République hongroise et le Saint-Siège sur le financement des activités de service public en vigueur depuis 1997 et «d’autres questions touchant aux relations Eglise Etat».

A l’automne 2004, Les relations entre l’Eglise locale et le gouvernement se sont en effet détériorées lorsque le parlement hongrois a voté des mesures pour diminuer de moitié le financement de l’Etat en faveur des écoles et universités catholiques. Depuis, les deux parties sont arrivées à un accord pour le financement des activités de l’Eglise catholique hongroise dans le domaine de l’éducation.

Enfin, les entretiens du président hongrois ont aussi porté sur «un échange de points de vue sur les thèmes de l’intégration européenne et des racines chrétiennes du continent».

Le président de la République de Hongrie, Laszlo Solyom, était reçu pour la première fois par le pape. Benoît XVI avait déjà reçu en audience son prédécesseur, Ferenc Madl, le 1er juillet 2005.

Candidat indépendant soutenu par le Fidesz (la Fédération des jeunes démocrates), le principal parti de l’opposition de droite, Laszlo Solyom a été élu président de la République de Hongrie en juin 2005. Âgé de 64 ans, Laszlo Solyom a auparavant été président de la Cour constitutionnelle. En Hongrie, le rôle du président de la République est avant tout honorifique et représentatif.

Le pape s’est beaucoup intéressé à la Hongrie ces derniers temps, en raison de la crise traversée par le pays. A l’occasion du 50e anniversaire de l’insurrection hongroise, il a ainsi salué, dans une lettre du 7 octobre, «le courage du peuple de Budapest», souhaitant aussi que «la Hongrie puisse construire son avenir libre de toute oppression et de conditionnement idéologique».

En effet, un mouvement de contestation secoue la Hongrie depuis le 17 septembre dernier, date où le pays a appris que le premier ministre avait menti lors de son élection, en avril 2006, sur le programme d’austérité économique qu’il comptait mettre en oeuvre au cours de son mandat. Les opposants au premier ministre socialiste, Ferenc Gyurcsany, réclament sa démission. De violents incidents ont ainsi opposé des manifestants aux forces de l’ordre en marge des célébrations de l’anniversaire du soulèvement de Budapest du 23 octobre 1956. (apic/imedia/hy/pr)

6 novembre 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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