L’ambassadeur de Libye invite le pape à se rendre dans son pays
Rome: Le pape a reçu le premier ambassadeur libyen près le Saint-Siège
Rome, 16 février 1998 (APIC) Le premier ambassadeur de Libye près le Saint-Siège, Husein-Fuad Mustafa Kabazi, a invité lundi Jean Paul II à se rendre dans son pays. Mais ni Jean Paul II dans son discours, ni le Vatican, n’ont souhaité commenté ce geste. Cette invitation a été formulée alors que le nouvel ambassadeur présentait ses lettres de créances au pape.
Husein-Fuad Mustafa Kabazi est le premier ambassadeur de Libye depuis que ce pays a établi des relations diplomatiques avec le Saint-Siège le 10 mars 1997. Les observateurs avaient noté le retard anormal – près d’une année – pris entre l’établissement des relations diplomatiques et la nomination de cet ambassadeur. Le nonce apostolique à Tripoli, Mgr José Sebastian Laboa, avait été nommé le 10 mars 1997, jour de l’établissement des relations diplomatiques.
Le nouvel ambassadeur près le Saint-Siège a mis en évidence les mérites de son pays qui fut, «bien avant les Egyptiens, la plus grande puissance terrestre et maritime», pays «qu’un jour votre sainteté daignera visiter». L’ambassadeur a insisté sur «la mission de paix», remplie par son pays, au sein de la «frange islamique du grand continent africain» et sur «l’ouverture à la plus large coopération internationale» de la Libye.
La Libye, a conclu l’ambassadeur, «a tiré les leçons de l’histoire, persuadé que la paix obtenue par la force et la domination imposée contre la volonté des peuples, ne dure pas, qu’elle doit être fondée sur la compréhension et la bonne volonté».
Le dialogue avant tout
Dans sa réponse Jean Paul II a salué le colonnel Moammar Kadhafi et a précisé que «les chrétiens et les musulmans ont beaucoup de choses en commun». «La foi, a-t-il noté, doit favoriser la compréhension entre les peuples et promouvoir le dialogue afin que les conflits et les divergences puissent se résoudre non par des moyens de destructions mais par une coopération mutuelle».
«Mon souhait, a conclu le pape, est que la compréhension et le dialogue, qui se réalisent à l’intérieur de la société libyenne, s’étendent aussi aux pays de toute la zone méditerranéenne et toujours plus au sein des relations de toute la communauté internationale».
Un embargo aérien de la part des Nations Unies (ONU) pèse actuellement sur la Libye, car elle a refusé de livrer des suspects, ressortissants libyens, impliqués dans des attentats contre des avions de ligne.
En établissant des relations diplomatiques avec ce pays en mars 1997, le Vatican entendait «concourir à donner une impulsion au dialogue international, et aider ce pays à sortir de son isolement. La Libye compte 4,7 millions d’habitants dont 50’000 chrétiens. (apic/imed/pr)



