13 nouveaux candidats en route vers la sainteté
Rome: Le pape approuve huit décrets de miracle et cinq vertus héroïques
Rome, 5 juillet 2002 (APIC) Jean Paul II a approuvé, le 5 juillet, les décrets concernant 13 personnes dont les procès de béatification sont en cours au Vatican. Parmi ces décrets, huit reconnaissent un miracle dû à l’intercession de futurs bienheureux, et cinq approuvent les «vertus héroïques» des autres candidats, première étape vers leur béatification.
Ces décrets concernent quatre Italiens, deux Polonais, deux Croates, deux Ukrainiens – dont un évêque -, un Hongrois père de famille -, une Espagnole et une Indienne.
Parmi les candidats à la béatification, se trouve tout d’abord un archevêque, Mgr Sigismund Felice Felinski (1822-1895). Originaire d’Ukraine, il devint archevêque de Varsovie en Pologne, avant d’être déporté en Russie. Après sa libération, il fonda la Congrégation des soeurs franciscaines de la famille de Marie. L’autre Ukrainien, dont un miracle a été reconnu, est le père Jean Beyzym (1850-1912), jésuite qui fut missionnaire parmi les lépreux à Madagascar.
Le père Jean Adalbert Balicki (1869-1948) et soeur Sanzia Szymkowiak (1910- 1942), les deux Polonais de la nouvelle promotion, pourraient quant à eux être béatifiés lors du prochain voyage de Jean Paul II en Pologne, du 16 au 19 août. Aucune confirmation officielle n’a encore toutefois été donnée par le Saint-Siège. Avec eux pourrait être béatifié Mgr Felinski.
Béatifications en Croatie repoussées
En revanche, il semblerait que les Croates Ivan Merz (1896-1928), laïc membre de l’Action catholique, et soeur Marie de Jésus Crucifié Petkovic (1892-1966), fondatrice de la Congrégation des filles de la miséricorde, ne seront pas béatifiés en Croatie en septembre comme il était d’abord prévu. Ces béatifications auraient dû être l’objet du voyage de Jean Paul II dans ce pays et qui a été finalement repoussé.
Un autre décret se réfère par ailleurs à la reconnaissance d’un miracle dû à l’intercession d’un père de famille d’origine hongroise, Ladislao Batthyany-Strattmann (1870-1931). Mort en Autriche, ce laïc était médecin, père de quatorze enfants.
Enfin, trois décrets reconnaissent un miracle pour trois fondatrices d’ordres religieux. Il s’agit de soeur Jeanne Marie Condesa Lluch (1862- 1916), d’origine espagnole, qui fonda la Congrégation des servantes de l’Immaculée Conception, et des religieuses italiennes Eugenia Ravasco (1845- 1900) et Maria Domenica Mantovani (1862-1934), respectivement fondatrices des Filles des Sacrés coeurs de Jésus et de Marie et de l’institut des petites soeurs de la sainte famille.
Deux autres religieuses Italiennes ont été reconnues «vénérables». Il s’agit de Maria Pia Mastena (1880-1951) et de Nemesia Valle (1847-1916). Enfin, Eufrasia du Sacré Coeur de Jésus (1877-1952), est la seule originaire d’Inde. Religieuse, elle appartenait à l’Eglise orientale de rite syro-malabare. (BB)
Encadré :
Les étapes pour devenir saint
Pour faire un saint, différentes étapes sont nécessaires. Le bureau du Vatican chargé des dossiers, la Congrégation de la cause des saints, étudie en effet minutieusement chaque «cas», après avoir recueilli toutes les informations nécessaires dans le diocèse d’origine du «candidat» à la sainteté. A partir du moment où la personne est morte «en odeur de sainteté», elle est appelée «serviteur de Dieu», sans avoir besoin de confirmation officielle. En revanche, pour passer au stade de «vénérable», la Congrégation vaticane doit reconnaître les «vertus héroïques» du futur saint. Ensuite, un miracle dû à l’intercession du «vénérable» doit être scientifiquement et théologiquement prouvé, afin de parvenir à la béatification, qui peut être faite dès l’approbation des décrets.
Une exception est faite à ceux dont le «martyre» est reconnu. Dans ce cas, la béatification peut avoir lieu sans reconnaître de miracle. Enfin, un second intervention miraculeuse est nécessaire pour être déclaré «saint», dernière étape du processus. Il faut toutefois attendre la convocation d’un «consistoire» – conseil des cardinaux – pour que le pape signe définitivement le décret, donnant son accord officiel à la canonisation du candidat. (apic/imedia/bb)



