Rome: Le pape Benoît XVI célèbre le baptême de 13 nouveaux-nés au Vatican

«Les enfants ne sont pas la propriété de leurs parents»

Rome, 11 janvier 2009 (Apic) Benoît XVI a souligné que les enfants n’étaient pas «la propriété» de leurs parents mais leur avaient été confiés par Dieu, dimanche 11 janvier 2009, lors du baptême de 13 nouveaux-nés au Vatican. Au milieu des cris de bébés, dans la Chapelle Sixtine, le pape a une nouvelle fois célébré la messe «dos au peuple» comme avant la réforme liturgique issue du Concile Vatican II (1962-1965) mais dans le rite ordinaire de l’Eglise.

«L’enfant n’est pas la propriété de ses parents, a ainsi soutenu Benoît XVI devant les familles des nouveaux baptisés, mais il est confié à leur responsabilité par le Créateur, librement et de façon toujours nouvelle, afin qu’ils l’aident à être un fils de Dieu libre».

«C’est seulement si les parents mûrissent une telle conscience, a ensuite affirmé le pape, qu’ils réussiront à trouver un juste équilibre entre la prétention de pouvoir disposer de leurs enfants comme s’il s’agissait d’une possession privée en les modelant sur la base de leurs idées et de leurs désirs, et l’attitude libertaire qui consiste à les laisser grandir en pleine autonomie en satisfaisant chacun de leurs désirs et aspirations, en évitant ainsi une manière juste de cultiver leur personnalité».

Le pape célèbre une nouvelle fois «le dos au peuple»

Comme l’année précédente, et pour la deuxième fois en public au cours de son pontificat, Benoît XVI a célébré «dos au peuple» la messe des baptêmes, mais dans le rite ordinaire de Paul VI, et en italien. Dans une note publiée le 23 décembre 2008, le Bureau des célébrations liturgiques pontificales avait ainsi expliqué que Benoît XVI utiliserait une nouvelle fois «l’ancien autel» de la Chapelle Sixtine pour souligner «l’orientation correcte» de la célébration d’une messe, c’est-à-dire «vers le Seigneur».

Cette année encore, il avait été précisé que ce choix visait à «ne pas altérer la beauté et l’harmonie de ce joyau de l’architecture, en préservant sa structure du point de vue de la célébration et en utilisant l’une des possibilités des normes liturgiques». (apic/imedia/ami/be)

11 janvier 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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