Il faut dire non à l’anti-culture dominante de la mort

Rome: Le pape Benoît XVI célèbre ses premiers baptêmes au Vatican

Rome, 8 janvier 2006 (Apic) Benoît XVI a souligné dimanche avec force que le baptême est un non nécessaire à «la culture dominante et alarmante de la mort». Le pape effectuait les 10 premiers baptêmes de son pontificat dans la chapelle Sixtine, le 8 janvier 2005, jour où l’Eglise catholique célèbre le baptême de Jésus dans le Jourdain.

Il y avait parmi eux un petit «Karol», second prénom du petit Lorenzo Luti, donné en hommage à Jean Paul II, tandis que deux autres porteront également le nom de «Benedetto» et de «Benedetta», en l’honneur de Benoît XVI.

Pour la première fois le pape a entièrement improvisé son homélie, alors qu’un texte officiel avait été préparé. Il a ainsi commenté, dans une véritable leçon de catéchisme, l’ensemble de la symbolique du baptême. Le baptême fait entrer les enfants dans «la famille éternelle de Dieu», a-t-il rappelé.

«Cette compagnie d’amis lui offre la consolation et l’amour de Dieu même dans la vallée obscure de la mort», a déclaré le pape, affirmant que cette amitié ne se perd jamais. «Personne ne sait ce qui arrivera sur la planète et en Europe dans les 50 ou les 60 prochaines années. Mais soyons sûrs qu’en appartenant à la famille de Dieu, il ne sera jamais seul».

Amour et vérité sont la base de la vie, a poursuivi le souverain pontife et le baptême est un don qui doit être reçu et vécu. Le chrétien est appelé à approfondir «le non au péché, dans notre monde où un non est nécessaire face à la culture amplement dominante de la mort». Il a expliqué que cette anti-culture se montre par exemple, «dans la drogue, dans la fuite du réel, dans l’illusoire, dans le faux bonheur qui est une imposture, dans l’injustice, dans le mépris de l’autre, de la solidarité, de la responsabilité envers les pauvres et pour ceux qui souffrent, que l’on voit aussi dans une sexualité qui devient un pur divertissement sans responsabilité, transforme l’homme en chose et non en une personne».

Le pape a invité les chrétiens à rejeter cette anti-culture, à dire non à la culture de la perversion de la joie, du mensonge, de l’escroquerie, de l’abus du corps comme marchandise, afin «de cultiver une culture de la vie. Notre oui, est un oui à la vie, un oui à Dieu vivant, oui à la famille, oui à la solidarité et à la responsabilité sociale.»

Jean Paul II a célébré 1370 baptêmes

Puis le pape a effectué le baptême de 10 enfants d’employés du Vatican – cinq filles et cinq garçons, tous Italiens – au dessus des fonts baptismaux d’or et d’argent placés sous la fresque du Jugement dernier de Michel Ange. Il reprenait cette tradition que Jean Paul II avait dû abandonner en raison de la maladie. Lors de ses derniers baptêmes, le 13 janvier 2002, le pape polonais avait baptisé 22 nouveaux-nés. Au cours de son pontificat, Jean Paul II a célébré 1370 baptêmes, aussi bien en début d’année, en la fête du baptême du Christ dans le Jourdain, que lors de la Veillée pascale dans la basilique Saint-Pierre.

Jean Paul II avait par ailleurs donné ce sacrement d’initiation à la foi chrétienne lors de certains de ses voyages, notamment au Ghana (1980), au Japon (1981), au Nigeria (1982), en Grande Bretagne (1982), en Corée (1984), en Lituanie (1993) et lors des Journées Mondiales de la Jeunesse à Paris en 1997. Par deux fois, en avril 1980 et en février 1996, le pape avait baptisé un nouveau-né lors d’une messe privée dans la chapelle de ses appartements pontificaux. (apic/imedia/hy/be)

8 janvier 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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