Dont le premier saint argentin
Rome: Le pape canonisera douze bienheureux, dimanche 21 novembre
Rome, 17 novembre 1999 (APIC) Jean Paul II proclamera douze nouveaux saints, le 21 novembre 1999 sur la Place Saint-Pierre, à l’occasion du dernier dimanche de l’année liturgique. Parmi les nouveaux saints le premier argentin, Benoît de Jésus, frère des Ecoles chrétiennes.
Né le 31 octobre 1910 à Buenos Aires (Argentine), le Frère Benoît de Jésus a longtemps vécu en Espagne. Entré en 1922 dans l’ordre des Frères des écoles chrétiennes, il consacre la plus grande partie de son apostolat à l’enseignement, à Astorga, dans la province de Burgos. En 1933, il est envoyé à Turon, où il ne passe qu’un court séjour, puisqu’il sera fusillé par les républicains espagnols durant la révolution des Asturies, le 9 octobre 1934, avec ses sept compagnons qui seront également canonisés le 21 novembre. Depuis la béatification du frère Benoît de Jésus, le 29 avril 1989, la dévotion des Argentins à ce martyr s’est répandue à travers tout le pays. Pour marquer cet événement, toutes les cloches d’Argentine sonneront à l’unisson en l’honneur de sa canonisation.
Parmi les religieux martyrisés en même temps que les frères des Ecoles chrétiennes, figure Innoncent de l’immaculée (1887-1934), prêtre passioniste, qui sera également canonisé le 21 novembre. Le jour où les frères des écoles chrétiennes furent incarcérés, ils participaient à la messe présidée par le père Innoncent de l’Immaculée, et celui-ci fut aussi emprisonné et accompagna les frères au martyre.
Un autre frère des Ecoles chrétiennes sera canonisé par Jean-Paul II, Jaime Hilario (1898-1936), tué le 18 janvier 1937, lors de la guerre civile espagnole. Entré au séminaire en 1910, il doit retourner chez lui à cause d’une surdité progressive. Il entre alors au noviciat des frères des Ecoles chrétiennes d’Irun où il commence son apostolat en 1918. Mais sa surdité l’empêche de se consacrer à l’enseignement, ce qui lui vaut de s’adonner au jardinage. Arrêté en 1936 lors de la persécution religieuse, il est fusillé le 18 janvier 1937.
Parmi les autres bienheureux qui seront canonisés par Jean-Paul II le 21 novembre prochain, figure également l’italien Benoît Menni (1841-1914). Né le 11 mars 1841 à Milan. Il décide d’entrer au noviciat de lOrdre des frères de Saint Jean de Dieu en 1860. Il est ordonné prêtre le 14 octobre 1866. En 1872, il est nommé commissaire général de l’Ordre hospitalier pour l’Espagne, et se consacre alors plus particulièrement aux malades les plus handicapés, et parmi eux, à ceux qui ont perdu la raison. Le 31 mai 1881, il fonde la Congrégation des filles de Notre-Dame du Sacré-Cœur de Jésus, dont l’objectif est de s’occuper des malades mentaux. Benoît Menni meurt le 24 avril 1914 à Dinan, en France.
Enfin, Thomas da Cori (1655-1729) vit quant à lui à Bellegra, en Italie. Entré à l’âge de 22 ans dans l’ordre des Frères mineurs, il est ordonné prêtre en 1683. Son enseignement est particulièrement connu pour réconcilier les personnes en discorde, faisant sien l’esprit de Saint François d’Assise. Voulant vivre la spiritualité de Saint François, il construit les ermitages de Palombara Sabina et de Bellegra, où il mourra le 11 janvier 1729, après avoir rempli ses trois objectifs, la prière, l’évangélisation, et la charité.
Avec cette cérémonie de canonisation sur la Place Saint-Pierre, la 38ème depuis le début de son pontificat, Jean Paul II aura canonisé 296 personnes. (apic/imed/tg)



