Jean Paul II a mis un terme à l’Année du Rosaire
Rome: Le pape défend la valeur de la croix, après une décision de justice qui secoue l’Italie
Rome, 29 octobre 2003 (Apic) Le pape Jean Paul II a défendu mercredi la valeur de la croix, qu’il a qualifiée de «symbole éloquent», en mettant un terme à l’»Année du Rosaire». S’adressant au pèlerins au cours de l’audience générale du mercredi, le pape les a invités à être des «bâtisseurs de la civilisation de l’amour», dont a-t-il dit, «la croix du Christ est un symbole éloquent, source de lumière, de réconfort et d’espoir pour les hommes de tous les temps». Une allusion claire au problème qui secoue l’Italie après une décision de justice ordonnant le retrait du crucifix d’une école publique.
Le pape est apparu physiquement reposé, avec toutefois des difficultés toujours plus grandes à s’exprimer.
En raison de la pluie et du froid qui se sont abattus sur l’Italie ces derniers jours, l’audience s’est tenue dans la salle Paul VI du Vatican. Contrairement à d’habitude dans ces situations, les quelque 8’000 pèlerins n’ayant pas eu la chance de pouvoir entrer dans la salle d’audience ont été accueillis dans la basilique Saint-Pierre, aménagée à cet effet au dernier moment.
Arrivant de son appartement sur son fauteuil roulant, le pape a alors fait une halte dans la basilique vaticane, le temps de chanter le Notre- Père et de bénir la foule. Après deux minutes de bain de foule, devant des visages visiblement déçus de ne pas le garder plus longuement avec eux, Jean Paul II à rejoint la salle Paul VI où l’attendaient autant de personnes.
«Je voudrais rendre grâce à Dieu pour cette année du Rosaire qui s’achève», a lancé le pape d’une voix faible mais audible. Lisant une partie de son discours en italien, il a ainsi officiellement clos cette année qu’il avait proclamée «année du Rosaire» le 16 octobre 2002.
Dans la partie du texte non lue, Jean Paul II a rappelé que cette année a particulièrement été décidée pour prier pour la paix dans le monde et pour la famille. «Les événements déconcertants du 11 septembre 2001 et ce qui a suivi a fait croître les tensions dans le monde». «Face à ces situations préoccupantes, peut-on lire dans le discours, réciter le chapelet n’est pas un repli sur soi, mais un choix conscient de foi».
Le symbole éloquent de la croix
«La famille est le premier endroit où la paix du Christ devrait être écoutée, cultivée et conservée», écrit encore Jean Paul II. «Aujourd’hui, toutefois, sans la prière, il est devenu plus difficile à la famille de réaliser sa vocation», a regretté le pape en exhortant les parents «à retrouver la belle habitude de réciter le chapelet à la maison».
Après son discours en italien, Jean Paul II a salué les pèlerins en diverses langues, faisant lire une synthèse de sa catéchèse par des membres de la Secrétairerie d’Etat. A la fin, il a repris la parole pour lire à nouveau quelques lignes en italien, dans lesquelles il a insisté sur le «symbole éloquent de la Croix», comme «source de lumière, de réconfort et d’espérance pour les hommes de tous les temps». Une position claire bien qu’indirecte à la polémique qui secoue l’Italie ces jours-ci après la décision d’un tribunal d’ôter toutes les croix d’une école publique. (apic/imedia/pr)




