Demande aussitôt rejetée
Rome: Le pape demande la grâce pour Timothy McVeigh
Rome, 2 mai 2001 (APIC) Le vice-président américain a rejeté la demande adressée par le pape Jean Paul II au président George Bush de gracier le poseur de bombe d’Oklahoma qui a causé la mort de 168 personnes en 1995.
«Je crois que s’il y a un homme qui mérite d’être exécuté, c’est sans doute Timothy McVeigh», a déclaré le vice-président Dick Cheney au «Fox News Sunday».
Timothy McVeigh, âgé de 33 ans, devrait être exécuté par injection létale le 16 mai à Terre Haute, dans l’Indiana, condamné pour avoir placé une bombe dans le bâtiment Fédéral «Alfred P. Murrah» à Oklahoma en 1995. L’attentat a fait 168 morts dont 19 enfants.
La semaine dernière, le président Bush a reçu une demande de clémence du pape Jean Paul II, précise «Associated Press». Des experts ont déclaré que Bush n’aurait apparemment eu aucun moyen d’intervenir dans cette affaire, même s’il l’avait souhaité.
Claire Buchan, porte-parole de la Maison Blanche, a déclaré vendredi que le président Bush n’avait aucune intention d’accorder une clémence. «Le président a beaucoup de respect pour le pape et il s’agit d’une situation tragique», a-t-elle déclaré. «Mais le président a aussi une très grande compassion pour les 168 victimes de l’attentat de Oklahoma et leurs familles», a-t-elle ajouté.
En qualité de gouverneur du Texas, Bush a battu les records d’exécutions capitales depuis le ré-établissement de la peine de mort aux Etats-Unis (en 1976). Allant même jusqu’à refuser la grâce pour certains condamnés sans doute innocents.
Selon de récents sondages, plus de 60% des américains seraient en faveur de la peine de mort. Par ailleurs, étant donnée l’ampleur de la catastrophe de Oklahoma, peu de voix se sont élevées pour demander que la vie de McVeigh soit épargnée. Parmi ces quelques voix figurent celles des cardinaux et des évêques américains.
Le pape Jean Paul II lance régulièrement des appels à la clémence pour des personnes condamnées à mort à travers le monde.
Le 27 janvier 1999, lors de sa dernière visite aux Etats-Unis, le pape avait décrit la peine de mort comme une punition «cruelle» et «non nécessaire». A Saint Louis, dans le Missouri, il avait déclaré que la société moderne a les moyens de se protéger et qu’elle n’a pas besoin de refuser définitivement la possibilité de se corriger». (apic/zn/pr)



