Une déclaration liée aux réformes du gouvernement espagnol

Rome: Le pape demande que soit respectée la liberté religieuse des Espagnols

Rome, 23 mai 2005 (Apic) Benoît XVI a demandé que soit respectée la liberté religieuse et de conscience des Espagnols. Il a fait cette déclaration dans un message aux évêques de la péninsule ibérique, à l’occasion du pèlerinage national de Saragosse, les 21 et 22 mai 2005. Une déclaration qui intervient dans le contexte des réformes du gouvernement espagnol.

Dans son message aux évêques espagnols, à l’occasion du pèlerinage national au sanctuaire de Notre-Dame du Pilar à Saragosse, les 21 et 22 mai 2005, le souverain pontife a demandé «qu’on respecte la liberté religieuse et la liberté de conscience de chaque personne».

Le pape a plaidé pour que «chaque maison» soit «préservée de toute injustice sociale, de tout ce qui dégrade sa dignité et attente à sa liberté». «L’être humain, a-t-il souligné, qui naît, grandit et se forme dans la famille, est capable d’entreprendre sans incertitude le chemin du bien, sans se laisser désorienter par des façons ou des idéologies aliénantes «.

Le souverain pontife a aussi soutenu l’Eglise catholique espagnole «disposée à faire des pas fermes dans ses projets d’évangélisation». Dans son message, il a souhaité qu’elle soit «comprise et acceptée dans sa véritable mission», elle qui «essaye de promouvoir le bien commun pour tous, tant pour les personnes que pour la société». Et d’ajouter que «la transmission de la foi et la pratique religieuse ne peut être confinée dans le cadre purement privé».

«J’implore la Vierge immaculée avec une confiance totale, a poursuivi le pape, pour qu’elle protège les peuples d’Espagne, ses hommes et ses femmes, afin qu’ils contribuent tous à la réalisation du bien commun et, principalement, à instaurer la civilisation de l’amour». Avant d’inviter les évêques à intensifier la dévotion mariale en Espagne, Benoît XVI a affirmé déposer leurs «inquiétudes» et leurs «espoirs» aux pieds de la Vierge.

Le gouvernement espagnol est sur le point de légaliser le mariage des homosexuels. Il a déjà réformé la législation en matière de divorce et d’avortement. Un débat agite l’Espagne sur la liberté de conscience des catholiques et leur devoir de s’opposer à la loi autorisant les mariages homosexuels.

Mariage homosexuel et adoption d’enfants: le Sénat doit encore se prononcer

Le 21 avril dernier, les députés espagnols ont voté en faveur de la législation autorisant le mariage homosexuel et facilitant l’adoption d’enfants par des couples du même sexe. Si ce vote est confirmé par le Sénat, l’Espagne deviendra le troisième pays européen, après les Pays-Bas et la Belgique, à autoriser les unions entre homosexuels.

Interrogé lors d’une conférence de presse le mois dernier sur une éventuelle réaction de Benoît XVI à cette législation, le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero s’était dit «prêt à respecter ce que dirait le pape, mais qu’une des garanties de la démocratie, c’est la liberté. La liberté religieuse, la liberté d’opinion et celle de mener à bien un projet politique».

Les 21 et 22 mai 2005, le pèlerinage national au sanctuaire de Notre-dame du Pilar à Saragosse a commémoré le 150e anniversaire de la définition du dogme de l’Immaculée Conception. Il a aussi été l’occasion pour les évêques espagnols de renouveler la consécration de l’Espagne au coeur immaculé de Marie qui avait eu lieu il y a cinquante ans. (apic/imedia/ami/vb)

23 mai 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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