Institutions peu favorables à la famille

Rome: Le pape dénonce un climat social hostile à la défense de la vie humaine

Rome, 12 mai 2008 (Apic) 30 ans après la légalisation de l’avortement en Italie (1978), Benoît XVI a reconnu que «défendre la vie humaine aujourd’hui est pratiquement plus difficile» qu’auparavant, dénonçant une mentalité d’avilissement progressif de la valeur de la vie.

C’est ce qu’il a souligné devant les membres du «Mouvement pour la vie» italien qu’il a reçu le 12 mai 2008 au Vatican. Le pape a invité les institutions à mettre en oeuvre «tous les instruments législatifs» possibles pour défendre la famille.

«En regardant les 30 dernières années et en considérant la situation actuelle, on ne peut pas ne pas reconnaître que défendre la vie humaine aujourd’hui est pratiquement plus difficile, parce qu’une mentalité d’avilissement progressif de sa valeur s’est créée, confiée au jugement de chacun», a ainsi souligné Benoît XVI. «En conséquence, cela a entraîné un moindre respect pour cette même personne humaine, valeur qui est au fondement de chaque société civile, au-delà de la foi que l’on professe».

Défaillances au niveau des institutions

Devant quelque 800 membres du «Mouvement pour la vie», le pape a estimé que «nous ne pouvons pas nier que différents problèmes continuent de tenailler la société actuelle, empêchant de donner de l’espace au désir de tant de jeunes de se marier et de fonder une famille à cause des conditions défavorables dans lesquelles nous vivons». Benoît XVI a alors évoqué comme raison «le manque de travail sûr, des législations souvent défaillantes en matière de protection de la maternité, l’impossibilité d’assurer un soutien adéquat aux enfants», ouvrant sur une «méfiance dans l’avenir».

«Pour cela, il est nécessaire d’unir les efforts afin que les différentes institutions mettent de nouveau au centre de leur action la défense de la vie humaine et l’attention prioritaire à la famille», a ajouté le pape. «Il faut aider la famille, grâce à tous les instruments législatifs, pour faciliter sa formation et son oeuvre éducative, dans le contexte social actuellement difficile».

Benoît XVI a enfin rappelé combien l’Eglise cherche à «promouvoir des initiatives en faveur des femmes et des familles pour créer des conditions favorables à l’accueil de la vie, à la protection de l’institution de la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme». «Permettre de recourir à l’interruption de grossesse, non seulement n’a pas résolu les problèmes qui affligent de nombreuses femmes et cellules familiales, mais a ouvert une blessure ultérieure dans notre société, déjà malheureusement accablée par de profondes souffrances»

L’avortement a été légalisé en Italie en mai 1978. La campagne électorale pour les dernières élections législatives dans la péninsule a donné une large place au débat sur l’avortement. (Apic/imedia/ms/js)

12 mai 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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