Discerner les recherches conformes à la dignité humaine

Rome: Le pape déplore l’influence de la finance dans la recherche scientifique

Rome: 11 avril 2002 (APIC) Jean-Paul II déplore que les intérêts financiers soient trop souvent un critère dans la sélection des recherches médicales et scientifiques. Dans ce document publié par le Vatican le 11 avril 2002, le pape lance un appel à la formation des hommes politiques et des médias afin qu’ils puissent discerner, parmi les recherches à soutenir, celles qui sont contraires à la dignité de l’homme.

Evoquant principalement les «intérêts financiers», le pape déplore que ceux- ci «suscitent souvent des décisions et des productions contraires aux vraies valeurs humaines». Se baser sur de tels intérêts, explique-t-il, conduit au risque que les recherches et les structures de soins n’aient plus que pour objectif de faire un maximum de profits et d’accroître les affaires, entraînant une diminution de la qualité des services pour ceux qui n’ont pas les moyens de se les offrir».

On assiste ainsi, poursuit Jean-Paul II, «à la création d’un conflit d’intérêt entre la recherche et le traitement des maladies, et l’objectif financier de faire du profit». «Ce conflit est aujourd’hui mis en évidence dans de nombreuses situations, ajoute-t-il, déplorant notamment «la sélection des programmes de recherche» en faveur des moins chers et des plus rentables. Le pape fait particulièrement allusion aux industries pharmaceutiques qui «favorisent les recherches sur des produits contraires au bien moral qui ne respectent pas la procréation et parfois même suppriment la vie humaine».

Abordant ensuite le domaine biomédical Jean-Paul II critique en outre les recherches «qui continuent à perfectionner les méthodes de fertilisation artificielle, sans même faire de recherches sur la prévention et le traitement de la fertilité». Le pape fait particulièrement allusion, à cette occasion, aux récentes décisions de certains pays d’utiliser des embryons humains ou d’en cloner à but thérapeutique.

Pour Jean-Paul II, les principaux responsables à l’origine de ces «conflits d’intérêts» sont les autorités publiques, soutenues parfois par les médias. C’est pourquoi il appelle ces acteurs a discerner les recherches qui portent atteinte à la vie humaine ainsi que celles qui ignorent les besoins des pays les plus pauvres de la planète. (apic/imed/sh)

11 avril 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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