Un mouvement présent dans plus de 900 diocèses
Rome: Le pape encourage le Chemin néocatéchuménal à respecter les directives de l’Eglise
Rome 12 janvier 2006 (Apic) Benoît XVI a encouragé les membres du ’Chemin néocatéchuménal’ à respecter les directives de l’Eglise envoyées début décembre 2005 par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Ce mouvement reconnu en 2002 est engagé dans l’évangélisation.
Le ’Chemin néocatéchuménal’ est un mouvement qui compte plus de 20 ’000 communautés et 6’000 paroisses, ainsi que 63 séminaires missionnaires. Il est composé pour 70 % de personnes à l’origine éloignées de l’Eglise ou non baptisés. Benoît XVI s’est adressé aux membres du mouvement, qu’il recevait dans la salle Paul VI au Vatican.
Fondé en Espagne en 1964, le ’Chemin néocatéchuménal’ est désormais présent dans plus de 900 diocèses dans le monde. Le mouvement a été reconnu officiellement par le Saint-Siège le 29 juin 2002 comme «un catéchuménat post-baptésimal (.) au service des évêques diocésains et des curés». Il a été soumis à une période d’expérimentation de 5 ans.
«Votre longue expérience peut confirmer combien la centralité du mystère du Christ célébré dans les rites liturgiques constitue une voie privilégiée et indispensable pour construire des communautés chrétiennes vivantes «, a affirmé Benoît XVI sous les applaudissements enthousiastes des nombreux fidèles. Il a aussi rappelé que «l’importance de la liturgie et, en particulier, de la messe dans l’évangélisation, avait été mise en évidence à plusieurs reprises par ses prédécesseurs».
«Pour aider le Chemin néocatéchuménal à rendre encore plus incisive» son action évangélisatrice, la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, «vous a récemment donné en mon nom certaines normes concernant la célébration eucharistique, après la période d’expérience concédée par Jean Paul II», a déclaré le pape,
«Je suis sûr que ces normes, qui reprennent ce qui est prévu dans les livres liturgiques approuvés par l’Eglise, seront attentivement observées», a-t-il alors dit. «Grâce à la fidèle adhésion aux directives de l’Eglise, vous rendrez encore plus efficace votre apostolat», en pleine communion avec le pape et les pasteurs de chaque diocèse».
Il a souligné que la mission des membres du Chemin s’inscrivait dans «le contexte de la nouvelle évangélisation, dans laquelle la famille joue un rôle très important».
Evangélisation en Amérique latine
Remerciant les membres du mouvement et saluant certains personnellement, dont le fondateur Kiko Arguello qui avait prononcé un premier discours, Benoît XVI a donné à tous sa bénédiction apostolique et a invité à chanter la prière du Notre-Père. Il a aussi confié aux familles missionnaires une croix, «inséparable compagnon de chemin», récitant une prière d’envoi en mission pour elles. Quelque 200 familles missionnaires du ’Chemin néocatéchuménal’ partiront bientôt dans les zones les plus déchristianisées du monde, et surtout en Amérique latine.
Près de 10’000 personnes, parmi lesquelles 5 cardinaux – dont les cardinaux Castrillon Hoyos et Sepe, préfets des Congrégations pour le clergé et pour l’évangélisation des peuples, Lopez Trujillo président du Conseil pontifical pour la famille, Ruini, vicaire de Rome -, et 30 évêques 1100 prêtres missionnaires, 2000 séminaristes, 700 catéchistes ainsi que les représentants de la Communauté néocatéchuménale à Rome participaient à l’audience.
Variations dans la célébration de l’Eucharistie
Dans une lettre signée le 1er décembre 2005, le préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, le cardinal Francis Arinze, avait communiqué aux responsables du ’Chemin néocatéchuménal’ certaines «décisions» de Benoît XVI concernant leurs pratiques liturgiques jugées déviantes. Giuseppe Gennarini, responsable du ’Chemin néocatéchuménal’ aux Etats-Unis et chargé des relations avec la presse a été enthousiasmé par les dispositions émanant du Saint-Siège. Pour lui, il ne s’agit nullement d’un rappel à l’ordre, mais d’une première acceptation par Rome de «certaines variations présentes dans la manière de célébrer l’Eucharistie».
Le pape avait reçu le 19 novembre dernier les fondateurs du mouvement Kiko Arguello et Carmen Hernandez qui lui avaient exposé, avec l’aumônier du Chemin, le père Mario Pezzi, «un nouveau projet pour l’évangélisation des zones les plus déchristianisées du monde et en particulier de l’Europe». Mais c’est quand il était professeur à Tübingen (Allemagne), que Joseph Ratzinger découvrit le mouvement qui, selon lui, «avait compris que si nous sommes baptisés enfants, nous devons entrer dans la réalité de notre baptême (.)»(apic/imedia/ar/vb)




