Appel pour les enfants victimes de maladies et des guerres
Rome: Le pape évoque le génocide du Rwanda, il y a dix ans
Rome, 28 mars 2004 (Apic) Jean Paul II a lancé un appel pour les nombreux enfants, de par le monde, victimes des maladies et des guerres, à l’occasion de la prière de l’Angélus ce dimanche 28 mars. Il a également rappelé le dixième anniversaire du génocide au Rwanda.
«Nombreux sont les enfants victimes de graves maladies comme la tuberculose et le sida, et ceux qui souffrent de la faim ou d’un manque d’éducation», a affirmé le pape se référant à son message pour le carême centré cette année sur la condition des enfants dans le monde. «La dénutrition et la malnutrition, aggravées par de préoccupants manquements sanitaires, continuent d’être la cause de la mort quotidienne de nombreux petits enfants, privés du minimum indispensable pour vivre», a ajouté le souverain pontife d’une voix assez claire.
Devant une foule nombreuse réunie place Saint-Pierre, sous un soleil printanier, Jean Paul II a par ailleurs condamné le fait que, «dans certains coins de la planète, et surtout dans les pays pauvres, des enfants et des adolescents sont victimes d’une horrible forme de violence: ils sont enrôlés pour combattre dans ce qu’on appelle les conflits oubliés». Ces enfants subissent «une agression scandaleuse», a scandé le pape, ajoutant qu’ils deviennent ainsi «victimes et en même temps protagonistes de la guerre».
Pour le souverain pontife, ces petits enfants qui souffrent de la faim, de la guerre et des maladies lancent donc «un appel angoissant au monde des adultes». «Que leur cri sourd de douleur ne reste pas sans réponse!», a alors lancé le pape invitant ainsi les chrétiens, en ce temps de carême, à accomplir des «actes courageux en faveur de l’enfance à risque et abandonnée».
Apporter la paix dans la région des Grands lacs
Après la traditionnelle prière de l’Angélus en latin, Jean Paul II a également rappelé à la mémoire des pèlerins présents le «grave conflit» entre Hutus et Tutsis qui a débuté au Rwanda il y a 10 ans, en avril 1994. «Prions qu’une telle tragédie ne se répète plus», a-t-il souhaité. Il a ainsi demandé aux responsables religieux et civils, ainsi qu’à la communauté internationale, de «s’engager généreusement pour apporter la paix dans cette chère région des Grands lacs». «Ne vous découragez pas!», a conclu le souverain pontife avant de saluer les pèlerins en différentes langues et notamment les participants au Marathon de Rome.
La veille, le pape avait reçu les membres de trois paroisses romaines lors d’une messe dans la salle Paul VI au Vatican. Il avait exhorté les paroissiens à «privilégier la pastorale des jeunes» et à ne «jamais cesser de prier pour les vocations à la prêtrise et à la vie consacrée». Le nombre des paroisses «visitées» sur place ou au Vatican s’élève ainsi à 317 sur 336 depuis le début du pontificat, selon des chiffres donnés par Radio Vatican. Jean Paul II se fait un devoir, malgré sa santé déclinante ces dernière années, de continuer cet apostolat de pasteur envers son diocèse, une priorité de toute charge épiscopale, rappellera-t-il dans son livre à paraître le 18 mai prochain, pour son 84e anniversaire, «Alzatevi, andiamo!». (apic/imedia/bb)



