Appel à la libération des otages lors de l’audience générale
Rome: Le pape évoque le sort d’Eugenio Vagni, employé du CICR enlevé aux Philippines
Rome, 24 juin 2009 (Apic) Benoît XVI a demandé mercredi la libération de toutes les personnes séquestrées dans des zones de conflit. Il a particulièrement évoqué lors de l’audience générale du 24 juin 2009 le sort de l’Italien Eugenio Vagni, employé du CICR enlevé aux Philippines en janvier dernier.
Après sa catéchèse consacrée à la figure du prêtre dans le contexte de l’Année sacerdotale qu’il vient d’ouvrir, le pape a aussi prié pour les enfants du monde entier «exposés à la peur, à l’abandon, à la faim, aux abus, à la maladie, à la mort».
Devant quelque 11’000 pèlerins réunis place Saint-Pierre sous un soleil radieux, Benoît XVI a ainsi demandé la libération de toutes les personnes séquestrées dans des zones de conflit et à nouveau la libération d’Eugenio Vagni, employé de la Croix-Rouge aux Philippines, enlevé en janvier dernier par un groupe islamiste. Déjà, le 30 mars, Benoît XVI avait lancé un appel pour la libération des 3 employés du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), dont Eugenio Vagni, retenus en otage aux Philippines par un groupe islamiste et menacés de mort.
A l’occasion du 150e anniversaire des origines de la Croix-Rouge, en 1859, Benoît XVI a en outre salué ce «rempart important d’humanité et de solidarité dans de nombreux contextes de guerre et de conflit, mais aussi d’urgence». Espérant que la personne humaine, dans sa dignité et dans son intégrité, soit toujours au centre de l’engagement humanitaire de la Croix-Rouge, le pape a spécialement encouragé les jeunes à s’engager concrètement dans cette organisation.
Le Comité international de la Croix-Rouge, officiellement fondé en 1863, trouve son origine dans la sanglante bataille de Solferino, en Italie, qui opposait la France à l’Autriche en 1859. L’homme d’affaires suisse Henry Dunant (1828-1910), horrifié par le spectacle du champ de bataille, décida de prêter main-forte à l’organisation des soins aux blessés dans les deux camps.
Au cours de l’audience générale, Benoît XVI a par ailleurs salué l’engagement des Nations Unies à défendre l’enfance victime de la violence et des armes, dont la représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour les enfants et les conflits armés, Radhika Coomaraswamy, était présente parmi les fidèles. Le pape a assuré penser «à tous les enfants du monde, en particulier à ceux qui sont exposés à la peur, à l’abandon, à la faim, aux abus, à la maladie, à la mort», assurant toutes ces petites victimes de sa proximité et de sa prière. Quelques minutes après son discours, le pape a ensuite longuement discuté avec les membres de la délégation onusienne.
Le pape rappelle la figure du saint curé d’Ars
Peu auparavant, dans sa catéchèse, Benoît XVI était revenu une fois encore sur la figure du saint curé d’Ars (1786-1859) et la mission des prêtres. Notant que les conditions historiques et sociales ont changé depuis l’époque de Jean-Marie Vianney, le pape s’est interrogé sur la manière de l’imiter dans les sociétés mondialisées actuelles. En effet, «dans un monde où la vision commune de la vie comprend toujours moins de sacré», remplacé par «la fonctionnalité» qui devient «la seule catégorie déterminante, la conception catholique du sacerdoce pourrait risquer de perdre sa considération naturelle, parfois même au sein de la conscience ecclésiale», a prévenu Benoît XVI.
Le pape a alors souhaité que «l’Année sacerdotale conduise tous les prêtres à se fondre totalement avec Jésus». «Qu’en suivant l’exemple du curé d’Ars, ils se rendent compte de manière constante et profonde de la responsabilité de leur mission, qui est signe et présence de la miséricorde infinie de Dieu», a espéré Benoît XVI.
Le curé d’Ars, tout comme saint Padre Pio da Pietrelcina (1887-1968), ont été cités par le pape à plusieurs reprises ces derniers jours comme exemple à suivre pour les prêtres, à l’occasion de l’ouverture de l’Année sacerdotale, le 19 juin dernier et, 2 jours plus tard, lors de sa visite à San Giovanni Rotondo, dans le sud de l’Italie, terre de Padre Pio. (apic/imedia/cp/be)



