L’oecuménisme est une route lente et qui monte
Rome: Le pape invite les chrétiens à prier pour dépasser leurs divisions
Rome, 24 janvier 2007 (Apic) Benoît XVI a invité les chrétiens des diverses confessions à intensifier leur prière afin de dépasser leurs divisions, lors de l’audience générale au Vatican, le 24 janvier. Un souhait exprimé devant plusieurs milliers de fidèles, salle Paul VI, à l’avant-dernier jour de la ’semaine de prière pour l’unité des chrétiens’ célébrée tous les ans du 18 au 25 janvier.
«Lorsque des chrétiens prient ensemble, ils deviennent toujours plus conscients de leur état de ’frères divisés’», a expliqué Benoît XVI au cours de sa catéchèse hebdomadaire. Ces chrétiens, a-t-il indiqué, «se rendent compte des difficultés causées par leurs différences et par les interprétations dissonantes de la foi et de la doctrine, et ils se sentent poussés à les dépasser». Aux yeux du pape, l’oecuménisme est «un lent processus, parfois décourageant lorsque l’on cède à la tentation d’entendre et de ne pas écouter, de parler à voix basse au lieu de proclamer avec courage». «Rome: Le pape invite les chrétiens à prier pour dépasser leurs divisions», a encore affirmé le souverain pontife, estimant que ce chemin, «dans ses difficultés, présente aussi d’amples espaces de joie».
Regardant ainsi «le chemin parcouru depuis quarante ans», le pape a salué «la fécondité de l’engagement en faveur de l’unité». Le Seigneur, a confié Benoît XVI, «nous a réveillés de la torpeur de l’autosuffisance et de l’indifférence, nous rappelant notre premier devoir commun, celui de la prière», car, selon le pape, «en priant, on peut tout obtenir». «Puissions-nous ne pas ménager nos efforts sur la voie engagée, priant et travaillant avec confiance, sûrs que l’Esprit du Seigneur fera le reste», a encore souhaité Benoît XVI.
Les événements oecuméniques de l’année
Puis, le pape a dressé la liste des «événements les plus significatifs de 2006» en matière d’oecuménisme, parmi lesquels la visite à Rome de l’alliance des Eglises réformées, le sommet des chefs religieux à Moscou autour du patriarche orthodoxe Alexis II, la visite officielle de l’archevêque de Canterbury et celle de l’archevêque d’Athènes, et enfin sa visite au patriarcat orthodoxe de Constantinople lors de son «inoubliable voyage en Turquie».
Au sujet du baiser de paix échangé avec le patriarche Bartholomé Ier, fin novembre 2006 à Istanbul, Benoît XVI a évoqué les «gestes plus éloquents que des paroles», et a souhaité «agir afin que les conséquences pratiques soient tirées» de cette rencontre. Le pape a aussi indiqué que le patriarche oecuménique de Constantinople lui avait adressé une lettre après son récent voyage en Turquie.
Saluant ensuite des collégiens français en visite à Rome, le pape a souhaité qu’ils soient «des artisans de paix et d’unité, fidèles à la volonté du Seigneur et soucieux de devenir d’audacieux témoins de l’Evangile». Au terme de l’audience, le pape a salué de nombreux prélats parmi lesquels les évêques des diocèses de la région italienne de l’Emilie-Romagne en visite Ad limina, le président de la Conférence épiscopale polonaise et archevêque de Przemysl, Mgr Jozef Michalik, ainsi que le futur patriarche de Jérusalem, Mgr Fouad Twal. (apic/imedia/ami/bb)



