Pour retrouver l’amitié avec Dieu

Rome: Le pape invite les chrétiens à une pratique assidue du sacrement de pénitence

Rome, 28 mars 2004 (Apic) En ce temps de carême – période de jeûne et de pénitence pour les chrétiens -, Jean Paul II a rappelé le 27 mars l’importance de la réconciliation pour tous les baptisés, et pour les prêtres en particulier. Ce sacrement permet au chrétien de retrouver sa dignité et «l’amitié avec Dieu».

Le pape s’adressait comme chaque année aux séminaristes et confesseurs participant à un cours organisé par la Pénitencerie apostolique.

«Il serait illusoire de vouloir tendre à la sainteté, selon la propre vocation de chacun, sans s’approcher fréquemment et avec ferveur à ce sacrement de la conversion et de la sanctification», a affirmé le pape devant son auditoire reçu samedi matin au Vatican. Pour lui, les sacrements de la pénitence et de l’eucharistie «accompagnent le cheminement du chrétien vers la perfection».

Si le souverain pontife a insisté sur une pratique «assidue et fervente» de la confession – qu’il pratique lui-même une fois par semaine -, il a par ailleurs souligné combien ce sacrement est important pour les prêtres. «C’est un don aussi pour nous prêtres qui, bien qu’appelés à administrer le ministère sacramentel, nous avons nous aussi nos manquements à nous faire pardonner. La joie de pardonner et d’être pardonné vont ensemble», a-t-il précisé.

«Le fruit de ce sacrement n’est pas seulement la rémission des péchés, nécessaire pour qui a commis le péché», a ajouté le pape en citant le Catéchisme de l’Eglise catholique, mais il permet également au pénitent de retrouver sa dignité et «l’amitié» avec Dieu, «une profonde communion avec le Seigneur miséricordieux».

Chaque année, pendant la période de 40 jours de carême en préparation aux fêtes de Pâques, le pape reçoit ainsi les séminaristes en formation dans ce domaine ainsi que les prêtres et religieux confesseurs dans les grandes basiliques romaines.

Essoufflement de la pratique de la pénitence

«Il n’est pas difficile de constater que le sacrement de la pénitence a subi ces derniers temps un essoufflement de la pratique», a affirmé pour sa part le régent de la Pénitencerie apostolique interrogé par Radio Vatican le 25 mars dernier. Pour Mgr Gianfranco Giroti, la principale raison de cette baisse de la pratique de la confession est «l’affaiblissement du sens du péché». «Une plus faible conscience du péché risque de suggérer au pénitent une extériorisation de l’âme plus qu’une véritable dénonciation de son péché». (apic/imedia/bb)

28 mars 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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