Benoît XVI: les jeunes doivent se sentir aimés par l’Eglise

Rome: Le pape invite les évêques italiens à se pencher sur la famille et les jeunes

Rome, 31 mai 2005 (Apic) Benoît XVI a invité les évêques italiens à se pencher particulièrement sur les questions de la famille et des jeunes. Le pape avait auparavant apporté son soutien à l’engagement des évêques concernant le prochain référendum sur la procréation assistée.

S’adressant aux membres de la Conférence épiscopale italienne (CEI) réunis en assemblée plénière les 30 et 31 mai 2005 dans la salle du Synode au Vatican, il a souligné l’importance de la famille. «Une question douloureuse, qui demande notre plus grande attention pastorale, est celle de la famille», a déclaré Benoît XVI aux évêques de la Conférence épiscopale italienne.

La mission propre de la famille fondée sur le mariage

En Italie, encore plus que dans les autres pays, la famille représente vraiment la cellule fondamentale de la société, a-t-il souligné dans son adresse aux évêques italiens. Et de relever qu’en Italie aussi, la famille est exposée, dans le climat culturel actuel, à de nombreux risques et menaces.

«A la fragilité et à l’instabilité de nombreux couples, s’ajoute en effet la tendance, diffusée dans la société et dans la culture, de contester le caractère unique et la mission propre de la famille fondée sur le mariage», a expliqué le souverain pontife. «L’Italie est vraiment une des nations où la pénurie des naissances est plus grave et persistante, avec des conséquences déjà pesantes sur le corps social», a-t-il dénoncé.

Le pape aux JMJ de Cologne en août

Benoît XVI a aussi rappelé qu’en août prochain il se rendrait à Cologne pour la Journée mondiale de la jeunesse. Parlant des jeunes d’aujourd’hui, le pape a dit qu’ils sont l’espérance de l’Eglise, mais ils sont aussi particulièrement exposés au risque d’être «ballottés par les remous et portés ici où là par quelques vents de doctrine’». Le pape estime qu’ils ont donc besoin qu’on les aide à grandir et à mûrir dans la foi: «C’est cela le premier service qu’ils doivent recevoir de l’Eglise, et spécialement de nous évêques, et de nos prêtres», a-t-il lancé. Le souverain pontife a alors souligné que pour que les jeunes puissent croire, ils doivent «se sentir aimés par l’Eglise, aimés concrètement par nous, évêques et prêtres (.). «Ceci est, aujourd’hui, le point central du grand défi de la transmission de la foi aux jeunes générations».

S’exprimant sur la culture, le pape a enfin insisté pour que la voix des catholiques soit constamment présente dans le débat culturel italien et plus encore pour que se renforcent les capacités d’élaborer rationnellement, à la lumière de la foi, les multiples interrogations qui se posent dans les divers domaines du savoir et dans les grands choix de vie. (apic/imedia/ms/be)

31 mai 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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