Trop d’enfants subissent abus et violences de la part des adultes
Rome: Le pape Jean Paul II rend hommage aux familles nombreuses
Rome, 29 janvier 2004 (Apic) Trop d’enfants subissent abus et violences de la part des adultes, a déploré jeudi Jean Paul II. Le pape rend hommage aux parents de familles nombreuses et aux personnes qui s’occupent d’enfants en difficulté dans son message annuel d’entrée en Carême publié par le Saint- Siège le 29 janvier 2004.
A cette occasion, le chef de l’Eglise catholique regrette que trop de mineurs soient impliqués dans la prostitution, les abus sexuels, le trafic de drogue, ou encore qu’ils soient contaminés par le virus du sida.
La famille avant la carrière
Dans son message centré sur la phrase de l’Evangile «celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c’est moi qui l’accueille», le pape fait l’éloge des parents qui font passer leurs enfants avant leur carrière professionnelle.
«Je voudrais mentionner ici, écrit-il, les parents qui n’hésitent pas à prendre en charge une famille nombreuse, les mères et les pères qui, au lieu d’avoir comme priorité la recherche de leur succès professionnel et de leur carrière, se préoccupent de transmettre à leurs enfants les valeurs humaines et religieuses qui donnent le sens véritable à l’existence».
Jean Paul II souligne également la «générosité» de ceux qui prennent soin de la formation des enfants en difficulté et qui soulagent les souffrances des enfants et de leurs proches, causées par les conflits et la violence, par le manque d’eau et de nourriture, par l’émigration forcée, ainsi que par les nombreuses autres formes d’injustice qui existent à travers le monde.
Les enfants sont l’avenir de l’humanité
Cependant, écrit le Souverain pontife, il existe des mineurs qui sont profondément blessés par la violence des adultes. Le pape cite à ce propos le cas des abus sexuels, de la prostitution et de l’implication dans le trafic et la consommation de drogue.
Le pape rappelle également la situation des enfants que l’on oblige à travailler ou les enfants enrôlés pour combattre, les enfants innocents marqués pour toujours par la dégradation familiale ou encore des jeunes enfants détruits par le trafic abject d’organes et d’êtres humains. «Et que dire de la tragédie du sida, avec ses conséquences dévastatrices en Afrique ?», poursuit Jean Paul II. «L’humanité ne peut fermer les yeux devant un drame aussi préoccupant!»
Pour le pape, il est impossible, d’un point de vue humain, d’expliquer le mal qu’ont commis ces enfants pour mériter tant de souffrances. «Seule la foi nous aide à pénétrer dans un abîme de souffrance aussi profond». C’est pourquoi, le mystère pascal du Christ souffrant sur la croix «projette une lumière d’espérance sur toute notre existence, même dans ses aspects les plus complexes et les plus douloureux».
Durant le temps du Carême, période liturgique de 40 jours durant lesquels les catholiques se préparent dans la prière, le jeûne et la pénitence, aux fêtes de Pâques, le pape souhaite ainsi que «chacun puisse consacrer, dans son propre milieu familial et social, une plus grande attention aux enfants», ces derniers étant «l’avenir de l’humanité». (apic/imedia/be)



