Rome: Le pape lance un appel pour les droits des réfugiés, lors de l’Angélus
«Que les droits de ces personnes soient toujours respectés»
Rome, 18 juin 2006 (Apic) Benoît XVI a lancé un appel en faveur des droits des réfugiés dans le monde lors de la prière de l’Angélus, le 18 juin. Plusieurs milliers de personnes étaient réunies sur la place Saint-Pierre, ainsi que des collectionneurs de Ferrari, dont les bolides rouges étaient exposés le long de la colonnade du Bernin. Ce que le pape n’a pas manqué de souligner.
A l’occasion de la Journée mondiale du réfugié, célébrée le 20 juin, le pape a voulu «attirer l’attention de la communauté internationale sur les conditions de tant de personnes obligées de fuir, à cause de graves violences, leurs propres terres». «Ces frères et soeurs, a poursuivi le souverain pontife, cherchent refuge dans d’autres pays animés par l’espérance de retourner dans leur patrie, ou, au moins, de trouver l’hospitalité là où ils se sont réfugiés». Le pape les a alors assurés de sa prière «et du soutien contant du Saint-Siège».
«J’espère que les droits de ces personnes seront toujours respectés et j’encourage la communauté ecclésiale de venir à la rencontre de leur besoin», a-t-il conclu.
Auparavant Benoît XVI avait rappelé la solennité de la Fête-Dieu célébrée le dimanche 18 juin dans de nombreux pays. Il a souhaité que «le trésor de l’Eucharistie» soit au centre de la vie des catholiques et soutienne «l’esprit de charité qui transforme l’existence et soutient le chemin de tous vers la patrie céleste».
Le cardinal Martino a dénoncé les camps de rétention
Lors de la présentation de la Coalition internationale sur la détention des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants dans les locaux de Radio Vatican, le 15 juin, le cardinal Renato Raffaele Martino, président du Conseil pontifical pour les migrants et les personnes en déplacement, avait qualifié les camps où sont retenus les candidats à l’immigration de «camps de concentration» où les droits de l’homme «sont souvent violés». «L’utilisation croissante de la détention par les gouvernements pour décourager les migrations va à l’encontre de principes tels que le droit inaliénable à être protégé contre la persécution, l’accueil et l’intégration des migrants dans nos sociétés», avait-il déclaré.
Le cardinal Martino avait notamment dénoncé les «centres de séjour temporaire» italiens, «des lieux où la dignité humaine et humiliée» alors que ceux qui sont détenus «n’ont commis aucun crime sinon d’arriver en Italie en espérant y trouver le salut». Des propos qui ont immédiatement nourri la polémique dans la presse italienne. De façon exceptionnelle, le Vatican avait diffusé une note à ce sujet, rendue publique par Radio Vatican, le 16 juin. Des «déclarations attribuées aujourd’hui par des journaux au cardinal et relatives aux centres de détention pour les émigrés clandestins ont été mal interprétées et sorties du contexte général auquel il se référait», rapportait ainsi la radio du Saint-Siège. (apic/imedia/hy/bb)




