Vers une plus grande tutelle des franciscains du sanctuaire
Rome : Le pape nomme le cardinal Attilio Nicora légat pontifical pour Assise
Rome, 21 février 2006 (Apic) Benoît XVI a nommé le cardinal Attilio Nicora légat pontifical pour les basiliques de Saint-François et de Sainte-Marie des Anges du sanctuaire italien d’Assise, le 21 février 2006. Mgr Nicora était auparavant président de l’Administration du patrimoine du Siège apostolique.
La nomination du cardinal Attilio Nicora légat pontifical pour les basiliques de Saint-François et de Sainte-Marie des Anges du sanctuaire italien d’Assise, intervient dans le prolongement des nouvelles normes édictées par le pape, en novembre 2005. Celles-ci visent à une plus grande tutelle des franciscains dans le fonctionnement du sanctuaire.
Le Motu Proprio, promulgué alors par le pape, établissait qu’un «cardinal légat» de la curie romaine serait «assigné à la basilique Saint-François et au couvent sacré annexe, comme à la basilique Sainte-Marie des Anges». Sans pour autant jouir d’un pouvoir de juridiction, le cardinal «aura le devoir de perpétuer, avec son autorité morale, les liens étroits de communion» entre les lieux sacrés d’Assise et le Siège apostolique. «Il pourra impartir la bénédiction papale dans les célébrations qu’il présidera à l’occasion de solennités liturgiques majeures», est-il encore stipulé.
Le légat constituera une sorte de binôme avec l’évêque d’Assise – depuis le 19 novembre 2005, Mgr Domenico Sorrentino – qui, lui, a «la juridiction prévue par le droit sur les églises et sur les maisons religieuses en ce qui concerne toutes les activités pastorales des pères conventuels de la basilique Saint-François et des Frères mineurs de Sainte-Marie des Anges».
Les pères franciscains conventuels et mineurs, quant à eux, «devront par conséquent demander et obtenir le consensus de l’évêque d’Assise pour toutes les initiatives ayant des implications pastorales».
Cette décision du souverain pontife qui visait à une plus grande tutelle des franciscains, comme celle qui avait été décidée en février 2004 par Jean-Paul II pour les capucins de San Giovanni Rotondo, avait alors fait couler beaucoup d’encre. Elle a été considérée par la presse comme une ’mise au pas’ des Franciscains, organisateurs de rencontres internationales pas toujours appréciées par Rome. (apic/imedia/hy/vb)



