Aider en particulier les malades du sida

Rome: Le pape offre 100’000 euros à une jeune fondation vaticane

Rome, 19 décembre 2004 (Apic) Jean Paul II appelle les hommes de bonne volonté et particulièrement les pays les plus avancés économiquement, à soutenir la fondation vaticane «Le bon Samaritain», destinée à soutenir les personnes dans le besoin et particulièrement les malades du sida. Pour donner l’exemple et lancer la fondation, le pape a déjà versé une somme de 100’000 euros.

C’est ce qu’a déclaré, le 17 décembre le cardinal Javier Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, au cours d’une conférence de presse présentant cette fondation à laquelle le pape et le cardinal secrétaire d’Etat Angelo Sodano, ont concédé, le 12 septembre 2004, la personnalité juridique, publique, canonique et civile. «Pour constituer notre fond, le pape a apporté 100’000 euros, comme un exemple de charité». Cette «dote initiale» donne ainsi l’exemple et c’est un appel à le suivre pour tous les catholiques», a déclaré le cardinal Barragan à la presse.

Par ailleurs, le cardinal mexicain a présenté le rapport 2004 des Nations unies sur l’impact du sida, selon lequel «plus de 22 millions de personnes sont mortes dans le monde à cause du sida et actuellement 37,8 millions de personnes vivent avec cette maladie». «En 2003, 2,9 millions de personnes sont mortes à cause du Sida et 4,8 restent infectées par le virus», a-t-il ajouté, soulignant que «le sida est la cause principale de mortalité des personnes comprise entre 15 et 49 ans».

L’Afrique, le continent le plus touché

Le président du Conseil pour la pastorale de la santé a ensuite fait un rapide tour des «pays les plus touchés par la maladie». En Afrique, ce sont des pays comme l’Afrique du Sud (5,3 mio), le Nigeria (3,6 mio) ou le Zimbabwe (1,8 mio); en Amérique, les Etats-Unis (950’000), le Brésil (660’000) et Haïti (280’000); en Asie, ce sont l’Inde (5,1 mio) et la Thaïlande (570’000); en Europe, la Russie (860’000), l’Ukraine (360’000) et l’Italie (140’000) sont placés juste avant la France (120’000), enfin, en Océanie, ce sont la Papouasie Nouvelle-Guinée (16’000) et l’Australie (14’000).

Par ailleurs, le cardinal Barragan a évoqué la situation «dramatique» des enfants. «Selon les données du rapport 2004 de l’Unicef, de l’Unaids et de l’Usaid, entre 2001 et 2003, le nombre total d’enfants restés orphelins à cause du sida est passé de 11,5 millions à 15 millions, en grande partie en Afrique».

26,7% des centres de soin du sida sont catholiques

Le prélat mexicain a également souligné combien l’Eglise catholique a «contribué à prévenir la transmission du virus et à aider les malades et leurs familles dans des domaines variés comme l’assistance médicale, sociale, spirituel et pastorale». «Actuellement 26,7% des centres de soin du sida dans le monde sont catholiques», a-t-il déclaré.

L’objectif de cette fondation est de «recevoir de l’argent» pour pouvoir le «redistribuer» à «ceux qui en ont le plus besoin», a encore expliqué le cardinal Barragan. Les dons iront d’abord en Ethiopie, en Tanzanie et en République démocratique du Congo, puisque pays comme l’Afrique du Sud ont les fonds nécessaires pour soigner leurs malades du sida, a-t-il rappelé. Pour lui, «une planification des dons, de manière concrète et très rigoureuse» est nécessaire, afin d’»éviter la bureaucratie». C’est par les nonces et les présidents des conférences épiscopales que la fondation pourra évaluer les besoins concrets des pays.

Outre les 100’000 euros donnés par le pape, des dons privés sont déjà arrivés du Mexique et de l’Italie. (apic/imedia/ms/bb)

19 décembre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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