5 soldats italiens tués en mission en quelques jours

Rome: Le pape qualifie d’ignoble l’attentat contre 2 chasseurs alpins italiens en Afghanistan

Rome, 9 mai 2006 (Apic) Benoît XVI a qualifié d’attaque «ignoble» l’attentat qui a coûté la vie à deux chasseurs alpins italiens, le 5 mai 2006 à Kaboul, en Afghanistan. Des propos contenus dans un télégramme envoyé par le cardinal secrétaire d’Etat du Saint-Siège Angelo Sodano à l’évêque italien aux armées, Mgr Angelo Bagnasco. Ce message au nom du pape a été lu à Rome au cours de la messe de leurs funérailles, le 9 mai 2006.

Ayant appris la nouvelle de cette attaque «ignoble» qui a causé la mort de deux chasseurs alpins, le pape a fait parvenir aux parents et à leurs proches l’expression de sa participation personnelle à leur profonde douleur. Dans ce télégramme lu par Mgr Angelo Bagnasco dans la basilique romaine Sainte-Marie-des-Anges, le pape a aussi tenu à manifester ses sincères condoléances pour le deuil qui touche une nouvelle fois la nation italienne tout entière et particulièrement les forces armées.

Le pape a également loué «l’abnégation généreuse» avec laquelle les militaires italiens conduisent leur action de paix parmi populations durement éprouvées. Le 5 mai 2006, un engin a explosé au passage d’un véhicule militaire italien au sud-est de Kaboul, en Afghanistan. Deux des six chasseurs alpins qui occupaient le véhicule, le lieutenant Manuel Fiorito et le sergent major Luca Polsinelli, ont alors trouvé la mort. Quelques heures après l’accident, l’attentat était revendiqué par téléphone par les Talibans.

«Victimes d’une guerre sans nom»

Quelque 1400 soldats italiens sont déployés en Afghanistan, dont environ 1000 à Kaboul, dans le cadre de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf). Les autres soldats se trouvent à Herat, où est basée l’équipe de reconstruction provinciale italienne. Quelques jours plus tôt, le 27 avril 2006, une mine placée sur la route de Nassyriah, en Irak, avait explosé au passage d’une patrouille militaire italienne, faisant trois morts parmi les soldats italiens.

Dans son éditorial du 7 mai 2006, le quotidien du Vatican, L’Osservatore Romano, avait vivement réagi face à ces attentats, parlant des soldats italiens morts en Irak et en Afghanistan comme de «victimes d’une guerre sans nom».

Lors de la prestation de serment de la Garde Suisse pontificale, le 6 mai 2006, le commandant du corps, Elmar Theodor Mäder, s’est adressé à l’armée italienne dans son discours, faisant référence à l’attentat survenu la veille. «Nous sommes encore plus proches de vous dans votre douleur pour les disparus», a-t-il affirmé devant les autorités militaires de la péninsule. (apic/imedia/cp/be)

9 mai 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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