Benoît XVI défend le respect de la vie

Rome: Le pape reçoit la présidente de la Chambre des représentants américaine

Rome, 18 février 2009 (Apic) Recevant mercredi en audience au Vatican la présidente de la Chambre des représentants américaine Nancy Pelosi, Benoît XVI a invité les législateurs et les responsables politiques catholiques à «protéger la vie humaine à chaque instant».

Devant la démocrate italo-américaine, une catholique connue pour ses positions pro-avortement, le pape a rappelé le 18 février l’enseignement constant de l’Eglise en la matière alors que le nouveau président américain, Barack Obama, entend défendre le droit à l’avortement et encourager la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

Au terme de l’audience générale, a ainsi indiqué un communiqué officiel du Bureau de presse du Saint-Siège, le pape a brièvement rencontré Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, accompagnée d’une délégation.

Selon ce communiqué, le pape a «profité de l’occasion pour indiquer que la loi morale naturelle et l’enseignement constant de l’Eglise sur la dignité de la vie humaine, depuis la conception jusqu’à la mort naturelle, imposent à tous les catholiques, et particulièrement aux législateurs, aux juristes et aux responsables du bien commun de la société, de coopérer avec tous les hommes et les femmes de bonne volonté pour promouvoir un système juridique juste qui vise à protéger la vie humaine à chaque instant».

Les réserves du Vatican face au programme du président Barack Obama

Benoît XVI et Nancy Pelosi se sont rencontrés un quart d’heure environ, a aussi précisé le Bureau de presse du Saint-Siège. Le Vatican a récemment exprimé de nombreuses réserves face au programme du nouveau président américain Barack Obama qui envisage, entre autres, de réétudier la question des cellules souches embryonnaires.

Le cardinal Javier Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, avait ainsi notamment affirmé en novembre 2008 que les cellules souches embryonnaires «ne servaient à rien» dans les traitements médicaux.

Un autre point inquiète particulièrement l’Eglise catholique. Barack Obama entend en effet défendre le droit à l’avortement. Il a abrogé par décret l’interdiction émise par son prédécesseur à toutes les organisations non gouvernementales bénéficiaires de financement de l’Etat américain de pratiquer l’avortement ou de mener des activités favorables à l’IVG à l’étranger. (apic/imedia/ami/be)

18 février 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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