Qui réduisent l’orientation de l’opinion publique en la matière

Rome: Le pape regrette les divergences entre chrétiens en matière d’éthique

Rome, 17 novembre 2006 (Apic) A quelques jours de la visite au Vatican du chef de l’Eglise anglicane, le pape Benoît XVI a regretté vendredi les divergences existant entre chrétiens en matière d’éthique, lors d’une audience aux participants à l’assemblée plénière du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. Le pape a aussi présenté sa prochaine visite à Istanbul (Turquie) comme «un nouveau signe de considération pour les Eglises orthodoxes».

Evoquant les rapports oecuméniques entre les communautés ecclésiales occidentales, le pape a noté que ceux-ci enregistraient «des progrès en matière de connaissance réciproque» mais aussi dans le «dépassement des préjugés, dans la confirmation de certaines convergences et dans l’identification plus précise des véritables divergences». Cependant, il a souligné les «nouvelles difficultés (.) apparues dans le domaine éthique». Benoît XVI a ainsi a regretté que «les positions assumées par les confessions chrétiennes sur les problématiques actuelles» soient «différentes» et réduisent l’orientation qui est donnée à l’opinion publique en la matière.

Les propos de Benoît XVI interviennent à quelques jours à peine de la visite au Vatican du chef de l’Eglise anglicane, l’archevêque de Canterbury Rowan Williams. Aujourd’hui, l’admission des femmes au sacerdoce, le rôle et l’autorité du pape ou encore la question homosexuelle sont des obstacles majeurs au dialogue entre l’Eglise catholique et certaines autres confessions chrétiennes, mais des divergences apparaissent aussi en matière d’éthique, par exemple autour de l’euthanasie. Un évêque anglican a récemment admis l’euthanasie «dans certaines circonstances» plutôt que l’acharnement thérapeutique pour les prématurés.

Le cardinal Javier Lozzano Barrragan, président du Conseil pontifical de la santé, lui a répondu que l’euthanasie n’était «jamais acceptable».

Intervenant devant les membres du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, Benoît XVI a aussi évoqué «la situation oecuménique changeante». Reprenant le thème de l’assemblée plénière réunie à Rome, il a constaté que, vivant «dans une période de grands changements dans presque tous les secteurs de la vie», il ne fallait donc pas «s’étonner si ceci influe aussi sur la vie de l’Eglise et sur les relations entre les chrétiens». Affirmant que «de nombreux pas vers la pleine communion ont été faits depuis le Concile Vatican II jusqu’à aujourd’hui», il a cependant affirmé que «beaucoup de chemin restait encore à faire»

Sur le plan positif, Benoît XVI a affirmé que sa «visite imminente à Sa Sainteté Bartholomé Ier et au patriarcat oecuménique» serait «un nouveau signe de considération pour les Eglises orthodoxes», et serait «un stimulant – nous l’espérons – pour accélérer le pas vers le rétablissement de la pleine communion». La visite du pape au Patriarcat de Constantinople est au coeur de son voyage en Turquie, à la fin du mois de novembre.

Le pape a constaté que «les parties orientale et occidentale de l’Europe se rapprochaient» et que ceci «stimulait» les Eglises à coordonner leurs efforts pour la sauvegarde de la tradition chrétienne et pour l’annonce de l’Evangile aux nouvelles générations». Il s’est félicité, entre autres, du «nouvel élan» représenté par la reprise du dialogue théologique entre l’Eglise catholique et les Eglises orthodoxes, à Belgrade (Serbie) en septembre dernier, «après une période de nombreuses difficultés». (apic/imedia/ami/pr)

17 novembre 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!