Pas de mondialisation sans solidarité
Rome: Le pape rencontre 350 membres de la ’Fondation Centesimus annus’
Rome, 20 mai 2007 (Apic) Benoît XVI a indiqué que la mondialisation devait être plus attentive «aux exigences de la solidarité» pour «assurer à l’humanité un avenir de bien-être authentique et de paix stable pour tous». Il s’exprimait le 19 mai devant les membres de la ’Fondation Centesimus annus – Pro Pontifice’ reçus en audience dans la salle Clémentine au Vatican.
«L’attention aux véritables exigences de l’être humain, le respect de la dignité de toute personne et la recherche sincère du bien commun sont les principes inspirateurs qu’il convient de considérer lorsque l’on projette le développement d’une nation», a indiqué le pape devant quelque 350 membres de la fondation. Il a aussitôt regretté que «cela n’arrive pas toujours». «La société mondialisée d’aujourd’hui enregistre souvent des déséquilibres paradoxaux et dramatiques», a ensuite noté Benoît XVI. Ainsi, selon lui, «il apparaît évident que seul un processus de mondialisation attentif aux exigences de la solidarité peut assurer à l’humanité un avenir de bien-être authentique et de paix stable pour tous». Un constat évident aux yeux du pape «lorsque l’on considère l’augmentation soutenue des taux de croissance économique, lorsque l’on analyse les problématiques liées au progrès moderne, y compris la pollution élevée et la consommation irresponsable des ressources de la nature et de l’environnement».
Développement économique, social et humain
Après avoir encouragé les membres de la ’Fondation Centesimus annus’ à poursuivre leur engagement, Benoît XVI a souhaité «confirmer qu’une société libre et solidaire peut naître seulement de l’entrecroisement ordonné des trois profils du développement économique, social et humain, auxquels on ne peut renoncer». Le pape a aussi remercié la fondation des dons qu’elle lui remet chaque année «pour répondre aux nombreuses demandes d’aide qui lui parviennent du monde entier». «Je vous assure qu’elles sont vraiment nombreuses», a encore souligné Benoît XVI.
Les 18 et 19 mai, cette fondation a organisé au Vatican un congrès international sur ’le rôle croissant des pays émergeants dans la compétition globale’. La ’Fondation Centesimus annus – Pro Pontefice’ a été instituée par Jean Paul II en 1993. Elle est chargée d’approfondir l’enseignement social de l’Eglise et traiter les questions de paix, solidarité, travail, mondialisation et immigration. Son président est Lorenzo Rossi di Montelera. La fondation voulue par le pape polonais porte le nom de son Encyclique sociale de 1991 qui avait marqué la fin du «socialisme existant», mais analysait aussi l’économie de marché comme une expression de la créativité humaine, en faisait une arène de responsabilité morale et en appelait à la primauté des valeurs et de la culture. (apic/imedia/ami/bb)



