Un homme au service de l’Italie tout entière
Rome: Le pape salue le courage et la ténacité du cardinal Ruini
Rome, 27 mars 2007 (Apic) Benoît XVI a salué le courage et la ténacité du cardinal Camillo Ruini, qui a récemment quitté la présidence de la Conférence épiscopale italienne, qu’il a présidée durant 16 ans. Dans une lettre au cardinal italien, publiée le 27 mars par le Bureau de presse du Saint-Siège, le pape a indiqué qu’il avait ainsi rendu service à l’Italie tout entière.
«Vous avez guidé les évêques italiens dans une phase délicate et cruciale de l’histoire du peuple italien», a ainsi souligné Benoît XVI dans sa lettre au cardinal Camillo Ruini. «Ces dernières années, votre courage et votre ténacité pour soutenir l’engagement de l’Eglise ont certainement rendu service non seulement au peuple italien mais au pays tout entier». Le 7 mars dernier, Benoît XVI, primat d’Italie, avait nommé l’archevêque de Gênes, Mgr Angelo Bagnasco, à la tête de la Conférence épiscopale italienne (CEI). Celui-ci a remplacé le cardinal Camillo Ruini, âgé de 76 ans, qui a assumé la présidence de la CEI pendant 16 ans, mais demeure vicaire de Rome pour le pape.
Dans son courrier daté du 23 mars dernier, le pape a remercié le cardinal Ruini pour son service long et fructueux, débuté en 1991. Il a également estimé que son prédécesseur JeanPaul II avait trouvé en lui un collaborateur fidèle et sage, prêt à transmettre à l’épiscopat les indications magistérielles et pastorales du successeur de Pierre et prompt à aider ses confrères.
Lettre au nouveau président de la CEI
Le Bureau de presse du Saint-Siège a parallèlement publié une lettre du cardinal secrétaire d’Etat, Tarcisio Bertone, adressée au nouveau président de la CEI, l’archevêque de Gênes Mgr Angelo Bagnasco, âgé de 64 ans. Dans ce courrier daté du 25 mars dernier, le cardinal Bertone a lui aussi noté que le cardinal Ruini avait guidé l’Eglise en Italie à une époque marquée par des changements ecclésiaux et politiques difficiles. Soulignant avoir apprécié les différentes interviews accordées par Mgr Bagnasco après sa nomination, le cardinal Bertone les a interprétées comme un signe de continuité dans la consolidation du témoignage chrétien et dans la promotion de la famille.
Concernant les relations de l’épiscopat avec les institutions politiques italiennes, le cardinal Bertone a assuré Mgr Bagnasco de la collaboration cordiale et de la conduite respectueuse du Saint-Siège. Il a aussi confié avoir constaté l’avancée préoccupante de la sécularisation et l’affaiblissement progressif du tissu ecclésial italien.
Evoquant alors sa propre expérience d’évêque, le secrétaire d’Etat du Saint-Siège a affirmé avoir touché du doigt le besoin urgent d’exhorter toutes les instances ecclésiales, et surtout les pasteurs, à donner la priorité à l’évangélisation, à la catéchèse des jeunes et des adultes, à une discipline du clergé renouvelée et motivée, ainsi qu’à un engagement commun pour la promotion particulière des vocations au ministère de prêtre.
Enfin, le cardinal Bertone s’est dit convaincu que les évêques destineront certains prêtres, mûrs et aptes, au service du Saint-Siège, particulièrement à l’Académie pontificale ecclésiastique, l’école des nonces. (apic/imedia/ami/js)




