Jean-Paul II remercie Ilia II pour sa cordialité

Rome: Le pape salue les pèlerins dès son balcon

Rome, 10 novembre 1999 (APIC) Jean-Paul II est apparu à son balcon quelques minutes, mercredi en fin de matinée, pour saluer les pèlerins présents place Saint-Pierre. Le rendez-vous hebdomadaire du mercredi ne devait en effet pas voir lieu afin de laisser le pape se reposer au lendemain de son voyage en Inde et en Géorgie du 5 au 9 novembre.

La voix quelque peu fatiguée, le pape a voulu remercier les autorités de l’Inde et de la Géorgie pour avoir rendu possible ce 89ème voyage apostolique, avec un «remerciement particulier» au patriarche Ilia II pour sa cordialité. Il a promis aux fidèles de résumer «cet intéressant voyage» lors de la prochaine audience hebdomadaire.

Cette courte apparition publique semble être une réponse à la presse italienne de ce 10 novembre. Des quotidiens nationaux comme «Il Messaggero» de Rome ou «Il Corriere della Sera» de Milan ont consacré une page entière à la santé du pape, commentant largement les crises de tremblement de Jean-Paul II dans la capitale géorgienne, et son état de fatigue en général.

Pour Joaquin Navarro-Valls, porte-parole du Vatican, ces deux incidents étaient dû au froid géorgien après la chaleur humide de l’Inde «Il n’y avait rien de clinique» rapporte «Il Corriere della Sera». Le professeur Corrado Manni, anesthésiste qui a suivi le pape dans toutes ses interventions chirurgicales depuis 1981, affirme au quotidien «Il Messaggero» que la maladie de Parkinson, qui n’a jamais été officiellement confirmée pour Jean-Paul II, «n’est pas une maladie qui atteint le système nerveux central et ne modifie absolument pas les capacités intellectuelles et de relation du patient».

Tous les commentaires au lendemain de ce voyage apostolique soulignent que le pape est un homme fatigué, souffrant, affaibli. «Mais il a une trempe exceptionnelle» déclare le chirurgien italien qui l’a opéré de l’appendicite en 1996.

Toutes les personnes interrogées sont unanimes pour louer la forte personnalité de Jean-Paul II. C’est «un père qui ne se rend pas» commente «Il Messaggero». «Tous ces déplacements ne font pas du bien à un homme si âgé» écrit «Il Corriere della Sera». (apic/imed/tg)

10 novembre 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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