Le fait le plus marquant depuis son élection à la tête du patriarcat

Rome: Le patriarche Bartholomée 1er salue le retour des reliques à Constantinople

Rome, 29 novembre 2004 (Apic) Le patriarche oecuménique Bartholomée 1er a estimé que la translation des reliques des saints Jean Chrysostome (349- 407) et Grégoire de Nazianze (330-390) à Constantinople est le «fait le plus important» de ses 13 années à la tête du patriarcat orthodoxe de Constantinople.

Intervenant sur les ondes de Radio Vatican le 27 novembre 2004, quelques heures après la célébration oecuménique au Vatican de remise des reliques par le pape, le patriarche de Constantinople s’est dit «très ému et très heureux» de cet «événement historique dû à la bonne volonté du pape».

«Je considère ce fait comme le plus important de mon service patriarcal des 13 dernières années», a affirmé le patriarche Bartholomée 1er. «C’est un pas très important vers la pleine unité entre nos deux Eglises soeurs, et qui a été très apprécié par le patriarcat oecuménique et par toute l’orthodoxie», a-t-il poursuivi.

Un acte de réconciliation très profond entre Occident et Orient

Le patriarche orthodoxe a déclaré s’attendre à d’autres avancées dans le dialogue oecuménique, même si «nous ne pouvons pas prévoir lesquelles». «Elles seront toujours positives» et elles devraient «promouvoir des bonnes relations fraternelles entre nous», a encore affirmé le patriarche avant de conclure: «Chacune de ses avancées sera une pierre dans la construction de l’édifice de la pleine unité».

Pour sa part, le cardinal allemand Walter Kasper, chargé au Vatican des relations avec les orthodoxes, a affirmé que la translation des reliques à Constantinople est un signe que les relations se sont beaucoup améliorées entre Rome et Constantinople. «En second lieu, a-t-il ajouté, elles sont le signe d’un héritage commun de foi dès les premiers siècles de la chrétienté», ces saints et pères de l’Eglise étant vénérés et estimés aussi bien en Orient qu’en Occident.

Le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens a tenu enfin à souligner que ces ossements ne sont pas des «os morts», ni pour les orthodoxes, ni «pour nous», mais font partie de la réalité céleste et nous permettent d’y participer. «C’est, en définitive, un acte de réconciliation très profond entre Occident et Orient», a-t-il conclu. (apic/imedia/blb/be)

29 novembre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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