Une volonté commune vers la pleine communion

Rome: Le patriarche orthodoxe de Roumanie en visite au Vatican du 7 au 13 octobre

Rome, 7 octobre 2002 (APIC) Le patriarche orthodoxe de Roumanie Teoctist est arrivé au Vatican le 7 octobre pour une visite d’une semaine. Jean Paul II l’a accueilli sur la place St-Pierre en se levant pour lui ouvrir les bras. Ils se sont chaleureusement salués. Ils ont été applaudis par la foule venue préalablement suivre une messe d’action de grâce pour la canonisation de Josémaria Escriva.

«Nous retrouver auprès de la tombe des saints apôtres Pierre et Paul, a affirmé Jean Paul II, est un signe de notre volonté commune de surpasser les obstacles qui empêchent encore le rétablissement de la pleine communion. C’est un acte de purification de notre mémoire de division, de confrontations parfois enflammées, d’actions et de paroles qui ont conduit à de douloureuses séparations», a-t-il remarqué.

«Le futur, a cependant ajouté le pape, n’est pas un tunnel sombre. Le futur est déjà illuminé de la grâce de Dieu». Pour lui, «cette certitude prévaut sur toute sorte de découragement, sur la fatigue qui parfois freine nos pas». «Je souhaite que ce séjour, a-t-il conclu, nourrisse nos espérances, nous rende plus conscients de ce qui nous unit, de nos racines communes dans la foi, dans le patrimoine liturgique, mais aussi des saints et des témoins que nous avons en commun».

«Nous sommes frères dans le service et le témoignage du Christ», a pour sa part affirmé Teoctist en se réjouissant de ce que le dialogue entrepris lors du voyage de Jean Paul II en Roumanie, en 1999, puisse se poursuivre à Rome. Il s’est aussi félicité que la Roumanie ait été le premier pays a majorité orthodoxe visité par le pape.

L’amitié de Teoctist et Jean Paul II

Le cardinal Kasper, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, a déclaré sur les onde de Radio Vatican le 6 octobre, que les deux Eglises «veulent faire des pas décisifs vers l’unité, une unité qui ne soit pas une absorption, mais qui respecte les traditions liturgiques, spirituelles disciplinaires». Tout en affirmant que le pape et le patriarche sont très proches et «s’écrivent souvent», le cardinal Kasper a précisé que «l’amitié est un élément très important dans le mouvement oecuménique».

Se rapprocher de Rome et de l’Europe

«Quelque chose est en mouvement dans le monde orthodoxe, une lente ouverture», a encore ajouté le cardinal. «Les choses grandissent au travers des rencontres personnelles», a-t-il précisé. «Nous avons de bons rapports avec Constantinople, les choses changent en Grèce après la visite du pape. On assiste à des développements positifs en Serbie et en Bulgarie. Tous ces peuples veulent entrer dans l’Union Européenne. C’est une motivation supplémentaire pour se rapprocher de Rome», a-t-il conclu. (apic/imedia/sh)

7 octobre 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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