Mais admet des carences au niveau de la communication

Rome: Le porte-parole du Vatican demande plus d’objectivité de la part de la presse

Rome, 3 mars 2009 (Apic) Le père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, a demandé aux journalistes de «regarder les choses avec un peu de distance et d’objectivité», en particulier dans les périodes de «problèmes», comme celle qui a suivi la levée de l’excommunication de Mgr Richard Williamson par Benoît XVI, en janvier dernier.

Interrogé par l’agence catholique d’information Zenit, ä Rome, sur les problèmes de communication au Vatican après la levée de l’excommunication de Mgr Williamson, le père jésuite a ainsi avoué que «cela n’a vraiment pas été chose facile que de mettre les choses au clair» et que «cela n’a vraiment pas été une période calme, en particulier pour le Bureau de presse du Saint-Siège».

«Je ne pas nier qu’il y a eu des problèmes», a reconnu le père Lombardi, demandant cependant à la presse de «regarder les choses avec un peu de distance et d’objectivité». «Je trouve exagéré que l’on utilise des termes apocalyptiques pour parler de cette crise», a ajouté le porte-parole du Vatican.

Dans son interview à Zenit, une agence proche des Légionnaires du Christ, le père Lombardi a tenu à souligner que «l’année dernière (2008, ndlr) avait été marquée par de grandes réussites en termes de communication pour le pontificat» de Benoît XVI, se félicitant particulièrement de «l’excellente communication» pendant le Synode des évêques et le voyage du pape en France en septembre 2008. «On oublie trop vite tous ces aspects et toutes ces expériences positives», a regretté le prélat, conscient toutefois que «cela fait malheureusement partie de notre monde et de la communication».

Le père jésuite a ensuite évoqué plus largement le système de communication au Vatican, expliquant que «les communications internes suivent les protocoles de la Secrétairerie d’Etat, même s’ils peuvent varier en fonction des différentes situations». «Pour chaque sujet et chaque décision, la communication suit un itinéraire spécifique», a précisé le prélat.

Le père Lombardi a ensuite donné quelques pistes pour améliorer la communication du Vatican: «Utiliser un langage approprié, se préparer en avance et de manière adéquate, penser aux questions qui vont être soulevées et aux réponses qui doivent être prêtes lorsque nous communiquons».

Dans une interview accordée au quotidien catholique français La Croix début février, le père Lombardi avait reconnu les «insuffisances» en matière de communication lors de la crise Williamson. Le ’porte-parolé du Vatican avait en outre confié que ceux qui avaient géré cette affaire au Vatican «n’avaient pas conscience de la gravité des propos de Mgr Williamson».

Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège avait par ailleurs estimé «qu’une culture de la communication restait encore à faire au sein de la curie romaine». «Chaque dicastère communique de manière autonome, ne pense pas forcément à passer par le Bureau de presse du Saint-Siège, ni, lorsque l’information est trop complexe, à rédiger une note explicative», avait-il regretté. (apic/imedia/cp/pr)

3 mars 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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