Le cardinal Sodano s’est entretenu avec Silvan Shalom.

Rome: Le Premier ministre du Vatican reçoit le ministre des Affaires étrangères d’Israël

Rome, 11 juillet 2003 (Apic) Le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’Etat du Vatican, a reçu jeudi soir le ministre israélien des Affaires étrangères, Silvan Shalom. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’un voyage du ministre israélien en Italie.

Selon une déclaration publiée par la salle de presse du Saint-Siège, les deux hommes se sont entretenus au sujet de l’actuel processus de réconciliation et de paix entre Israéliens et Palestiniens. Au nom du pape, indique le bulletin officiel, le cardinal Sodano a exprimé le vif désir d’une intensification d’un tel processus et de sa rapide conclusion».

Mgr Pietro Parolin, sous-secrétaire pour les rapports avec les Etats, était également présent à la rencontre. Il représentait Mgr Jean-Louis Tauran, l’homologue au Vatican de Silvan Shalom.

Ce dernier devrait rencontrer le 11 juillet avant son retour en Israël, le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, ainsi que Silvio Berlusconi. A l’ambassade d’Israël près le Saint-Siège, on précise que la venue de Silvan Shalom au Vatican a été organisée «au dernier moment», sans donner plus d’explications.

La rencontre avec le cardinal Sodano a permis aux différentes parties «de passer en revue quelques questions relatives aux relations bilatérales entre le Saint-Siège et Israël», conclut le communiqué. Concernant plus particulièrement la vie des catholiques en Terre Sainte, le cardinal Sodano a souligné l’»urgence» de résoudre les problèmes actuels, en lien avec les engagements pris par l’Accord fondamental du 30 décembre 1993.

Statut de Jérusalem

Cet accord reconnaît à toutes les «entités» catholiques d’Israël un statut juridique de la part de l’Etat israélien. Il avait notamment conduit à la reconnaissance diplomatique de l’Etat d’Israël par le Saint-Siège, le 15 juin 1994. Depuis l’empire Ottoman, les différents organismes et propriétés de l’Eglise catholique en Terre Sainte bénéficiaient d’une reconnaissance «de facto» mais jamais encore d’une reconnaissance «de jure».

Cet accord ne réfère toutefois aucunement à la question de la ville de Jérusalem. Sur ce point, le Saint-Siège est toujours en opposition avec le gouvernement israélien. L’Eglise souhaite en effet voir se créer un statut internationalement garanti pour la zone de la ville qu’elle considère comme un patrimoine religieux de l’humanité. (apic/imedia/pr)

11 juillet 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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