Le pape dit sa joie de visiter le Continent africain
Rome: Le préservatif ne permet pas de dépasser le sida, affirme Benoît XVI
Rome, 17 mars 2009 (Apic) Aux premières heures de son voyage apostolique en Afrique, du 17 au 23 mars 2009, Benoît XVI a affirmé que «l’on ne pouvait pas dépasser le sida avec la distribution de préservatifs». Le pape, qui répondait aux questions de différents journalistes de la presse internationale lors du vol de Rome (Italie), à Yaoundé (Cameroun), a en outre nié «le mythe de sa solitude» dans la crise des évêques lefebvristes. En route vers l’Afrique, il a aussi dit sa joie de visiter le continent.
Alors que l’avion papal survolait la Tunisie, le pape a ainsi été interrogé sur les propositions peu réalistes et peu efficaces de l’Eglise dans la lutte contre le Sida. «On ne peut pas le dépasser avec la distribution de préservatifs», a répondu Benoît XVI, qui utilisait pour la première fois ce terme. «Au contraire, ils augmentent le problème», a affirmé le pape, selon lequel «la solution est double : une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui comprennent un nouveau mode de comportement les uns avec les autres, et deuxièmement, une véritable amitié à l’égard surtout des personnes qui souffrent».
Interrogé en outre sur sa «solitude» apparente après sa récente lettre aux évêques du monde entier, Benoît XVI a répondu, avec un sourire : «à vrai dire, je dois rire un peu sur ce mythe de ma solitude, je ne me sens seul en aucun cas, je reçois chaque jour les visites établies de mes collaborateurs les plus proches». Ces derniers jours, on pouvait lire dans la presse italienne de nombreuses analyses faisant part de la «solitude» de Benoît XVI, décrit comme un monarque isolé dans son Palais apostolique du Vatican.
Au cours de cette conférence de presse un peu particulière, le pape a par ailleurs dit sa joie de visiter le continent noir. «Je vais en Afrique avec grande joie, j’aime l’Afrique, j’ai de nombreux amis africains, j’aime la joie de la foi que l’on trouve en Afrique», a ainsi confié Benoît XVI. «Vous savez que le mandat du successeur de Pierre est de confirmer ses frères dans la foi, mais je suis sûr que je rentrerai, moi, confirmé dans la foi, contagieux pour ainsi dire de leur foi joyeuse».
«Je ne viens pas avec un programme politique et économique, je ne suis pas compétent», a ajouté le pape. «J’y vais avec un programme religieux de foi, de morale, mais ceci a aussi une contribution essentielle à la crise actuelle», a précisé Benoît XVI, «car nous savons que l’un des éléments fondamentaux de la crise est le déficit d’éthique dans les structures économiques».
Lors de l’Angélus du 15 mars 2009, le pape avait déjà annoncé qu’il se rendrait en Afrique pour annoncer «la Bonne Nouvelle (…) qui rend même possible le pardon et l’amour envers les ennemis» et non pour «des objectifs économiques, sociaux ou politiques». (apic/imedia/cp/js)



