Concert pour le pape et Horst Köhler
Rome: Le président allemand invite Benoît XVI à effectuer une 3e visite dans son pays
Rome, 19 novembre 2006 (Apic) Reçu au Vatican le 18 novembre 2006, le président allemand Horst Köhler a invité Benoît XVI à effectuer une «visite officielle» dans son pays natal.
Les deux hommes qui se sont rencontrés plus d’une trentaine de minutes en privé ont aussi évoqué la situation au Proche-Orient, le dialogue interreligieux et la lutte contre la pauvreté. La visite présidentielle s’est terminée par un concert classique offert par le président allemand au pape, au Vatican.
«J’ai invité le pape à effectuer une visite officielle en Allemagne», a indiqué le président Köhler à la presse, un peu après sa rencontre avec son illustre compatriote au Vatican. Le président de la République fédérale d’Allemagne a indiqué que Benoît XVI avait promis de «réfléchir sérieusement» à cet éventuelle troisième visite après son déplacement à Cologne, en août 2005, et celui à Munich, en septembre dernier.
L’invitation à effectuer une «visite officielle» sous-entend que le président allemand souhaiterait que le pape puisse enfin se rendre à Berlin.
Devant la presse, le président Köhler, de confession protestante, a confié avoir parlé de «la foi» en Allemagne avec le pape mais aussi de «la situation sociale, économique» et «du marché du travail» dans le pays. L’ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI) s’est aussi entretenu avec Benoît XVI à propos de «la lutte contre la pauvreté dans le monde, et spécialement en Afrique», du «dialogue entre les religions et particulièrement avec l’Islam» ainsi que de «l’intégration des musulmans en Allemagne».
Un peu plus tard, dans un communiqué, le Bureau de presse du Saint-Siège a indiqué que Benoît XVI et Horst Köhler avaient eu «un échange de vues sur des thèmes concernant la situation internationale, avec une référence particulière au Proche-Orient».
Lors des entretiens du président allemand avec le pape puis avec le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Tarcisio Bertone, «la nécessité de promouvoir un rapport d’égalité et un esprit de solidarité au niveau international, en particulier vis-à-vis du continent africain a aussi été soulignée». Enfin, il a aussi été question de «l’importance de l’engagement pour l’éducation de la jeunesse et pour le dialogue entre les religions».
Echange de cadeaux
Les deux chefs d’Etat se sont entretenus 35 minutes en privé dans la bibliothèque du pape, au second étage du palais apostolique. Puis, Eva Köhler, l’épouse du président, a rejoint les deux hommes une dizaine de minutes avant qu’une douzaine de personnes faisant partie de la suite présidentielle ne soient présentées au souverain pontife.
Le traditionnel échange de cadeaux a eu lieu de manière assez singulière. Le pape a fait don au président d’un imposant coffret contenant une médaille de son pontificat. Pour sa part, comme cela était prévu de longue date, le président allemand a offert à Benoît XVI un concert de musique classique. Ainsi, ils se sont retrouvés en fin d’après-midi dans la salle clémentine, au Vatican, en compagnie d’invités triés sur le volet, parmi lesquels les évêques allemands au terme de leur visite «ad limina».
Le ’Philharmonia Quartett Berlin’ a alors exécuté des oeuvres de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), de Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847) et de Hugo Wolff (1860-1903). Au terme du concert, Benoît XVI a remercié le président allemand et les quatre concertistes. Il a invité à regarder «l’histoire du monde comme une merveilleuse symphonie que Dieu a composé et qu’il dirige lui-même comme un chef d’orchestre sage». «Même si la partition peut nous sembler parfois difficile, a poursuivi le pape, il la connaît de la première à la dernière note» et «nous ne sommes pas appelés à prendre la baguette de chef d’orchestre en main et encore moins à changer les mélodies selon nos goûts». (apic/imedia/ami/pr)



