En l’absence du pape

Rome: Le président azerbaïdjanais a rencontré le cardinal secrétaire d’Etat Angelo Sodano

Rome, 27 février 2005 (Apic) En l’absence du pape, le président azerbaïdjanais en visite au Vatican a rencontré le cardinal secrétaire d’Etat Angelo Sodano, dans la matinée du 26 février 2005, a indiqué le porte-parole du Saint-Siège.

Le président Aliev «a prié le cardinal secrétaire d’Etat de porter au souverain pontife son hommage et celui du peuple azerbaïdjanais, qui se souvient bien de la visite accomplie à Bakou par Jean Paul II les 22 et 23 mai 2002», a déclaré Joaquin Navarro-Valls.

Au cours de cette rencontre, «les rapports entre le Saint-Siège et l’Azerbaïdjan, comme les problèmes existants dans le Caucase, avec l’engagement commun de favoriser le progrès matériel et spirituel de cette région, et en particulier la nécessaire liberté religieuse et le dialogue entre les différentes composantes de la société, ont été passés en revue».

Lors de cette rencontre, à laquelle participaient aussi le ministre des Affaires étrangères d’Azerbaïdjan, Elmar Mammadyarov, et le secrétaire pour les rapports avec les Etats, Mgr Giovanni Lajolo, «le président Aliev a fait cadeau à Jean Paul II d’un portrait artistique, oeuvre de Memmedov Sakit Qulama Oglu.

Le pape s’est rendu en Azerbaïdjan les 22 et 23 mai 2002 pour son 96e voyage international, visite qui coïncidait avec les célébrations du dixième anniversaire de l’indépendance du pays, en 1991.

Cette ancienne république soviétique située au bord de la mer Caspienne compte environ 8 millions d’habitants (85 % d’Azéris et 8 % d’Arméniens) dont 98% de musulmans et une infime communauté catholique, essentiellement d’origine polonaise ou arménienne.

Après avoir vécu des années dans la clandestinité, les Azéris catholiques peuvent de nouveau exercer leur culte depuis 1997. Aujourd’hui, la constitution azérie prévoit que chaque personne peut choisir librement sa foi et la pratiquer sans aucune restriction.

Le gouvernement se sert cependant souvent de la loi sur la liberté de pensée ou sur d’autres lois pour limiter l’activité de groupes religieux étrangers ou «non traditionnels». Ceux qui se convertissent au christianisme sont par ailleurs mal vus par le gouvernement, accusés de trahir leur propre identité ethnique.

Les relations diplomatiques entre le Saint-Siège et l’Azerbaïdjan ont été établies en 1992. (apic/imedia/ms/pr)

27 février 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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