Yasser Arafat réitère au pape l’invitation de se rendre à Bethléem

Rome: Le président de l’Autorité palestinienne reçu par Jean Paul

Rome, 19 février 1999 (APIC) Le président de l’autorité palestinienne, Yasser Arafat, a renouvelé auprès Jean Paul II une invitation à se rendre à Bethléem en l’an 2000, au cours de l’audience accordée vendredi 19 février par le pape au leader palestinien. L’invitation a été «acceptée» par le pape, qui a réaffirmé son «souhait de voir ce projet se concrétiser».

La rencontre entre les deux hommes a été qualifiée de «cordiale». Le statut de la ville de Jérusalem, précise la salle de presse du Saint-Siège, a fait l’objet d’une attention spéciale, lors d’une discussion sur le Moyen-Orient et sur les perspectives d’évolution des négociations entre Israéliens et Palestiniens.

Questionné sur une éventuelle date pour un voyage du pape en Terre Sainte, dans le cadre du Jubilé de l’an 2000, le porte-parole du Saint-Siège a déclaré ne pas être en mesure d’apporter une précision.

C’est la septième fois que Yasser Arafat rencontrait Jean Paul II. Leur dernière rencontre remonte au 12 juin 1998, date à laquelle le président de l’Autorité palestinienne avait déjà invité le pape à se rendre à Bethléem pour l’an 2000. Jean Paul II et Yasser Arafat s’étaient auparavant rencontrés en septembre 1982, en décembre 1988, en avril 1990, en septembre 1995 et en décembre 1996. Le président de l’autorité palestinienne était accompagné du maire de la ville de Béthléem, Hanna Nasser.

Au terme de son audience avec Jean Paul II, Yasser Arafat a été reçu par Mgr Angelo Sodano, secrétaire d’Etat du Vatican, et par Mgr Jean-Louis Tauran, «ministre des Affaires étrangères».

C’est précisément en vue des célébrations de l’an 2000 à Bethléem que Yasser Arafat se trouve à Rome les 18 et 19 février. Une Conférence internationale se tient effet actuellement à ce sujet. Elle est organisée par le Comité des Nations Unies pour la promotion des droits du peuple palestinien. Le but de cette rencontre est de susciter l’intérêt international pour le projet «Bethléem 2000» de l’Autorité palestinienne, un projet tourné vers la célébration du nouveau millénaire à Bethléem dans une perspective globale de paix et de réconciliation.

Recevant à son tour les participants à cette conférence, au terme de celle-ci, le pape a estimé que la paix au Proche-Orient est possible. Le message de paix, venu de Bethléem il y a 2000 ans, a-t-il dit, pourrait devenir réalité si la dignité et les droits de l’homme sont respectés.

Questionné jeudi à Rome sur la visite de ce vendredi avec le pape, mais également sur l’avenir de Jérusalem, Yasser Arafat a répondu: «De la même manière que Rome est à la fois la capitale du Vatican et celle du gouvernement italien, Jérusalem-Est peut être la capitale de la Palestine, et Jérusalem-Ouest celle d’Israël», mais «sans aucun mur au milieu, pas comme à Berlin». Yasser Arafat, qui a insisté sur le caractère symbolique de la ville de Bethléem, a revendiqué le droit des Palestiniens à un Etats. (apic/imed/pr)

19 février 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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