Le Croate Covic remercie le pape pour sa visite à Banja Luka
Rome: Le président de la Bosnie-Herzégovine reçu par Jean Paul II
Rome, 4 décembre 2003 (Apic) Le Croate Dragan Covic, président actuel de la présidence tournante de Bosnie-Herzégovine, est venu remercier jeudi 4 décembre le pape Jean Paul II au Vatican, pour sa visite à Banja Luka, effectuée le 22 juin dernier.
Dans son discours au président en exercice, le pape a estimé que la Bosnie-Herzégovine sortira de ses difficultés par la mise en place d’institutions démocratiques et par le pardon et la réconciliation réciproques.
Après une brève rencontre en tête-à-tête avec le président actuel de Bosnie-Herzégovine – trois présidents, croate, serbe et bosniaque, dirigent tour à tour le pays pour une période de huit mois chacun -, le pape a accueilli dans sa bibliothèque les autorités ecclésiastiques et civiles, une cinquantaine de membres au total, les remerciant pour «la bonne réussite» de sa visite-éclair en Bosnie Herzégovine en juin dernier.
Reprenant les paroles du jeune Ivan Merz, l’enfant du pays qu’il a lui-même béatifié à Banja Luka lors de ce voyage, «N’oubliez jamais Dieu!», le pape a rappelé à son auditoire combien «ces mots revêtent une signification particulière» pour leur pays «qui doit faire face à de grandes souffrances, suite aux conséquences d’un régime oppressif et d’une longue guerre».
Pour Jean-Paul II, la Bosnie-Herzégovine «pourra surmonter cette difficile situation grâce à la mise en place d’institutions démocratiques au niveau politique et administratif», mais surtout par «un réel renouvellement spirituel, par le biais duquel chacun pourra s’ouvrir au pardon, à la réconciliation et au respect réciproque de l’identité culturelle et religieuse».
La question des réfugiés
Pour sa part, le président de la Conférence des évêques de Bosnie- Herzégovine a qualifié le pape «de grand ami» de ce pays et de «bon samaritain» qui «persévère à chercher à guérir les multiples blessures encore ouvertes suite à la récente grande tragédie de la guerre». Mgr Franjo Komarica a rappelé que nombreux sont les catholiques croates encore privés de leurs droits à «rentrer au pays et à une vie digne d’un être humain».
En recevant au Vatican l’ambassadeur de Bosnie pour ses lettres de créance en décembre 2002, le pape avait également abordé longuement «la question des réfugiés» et la restitution de leurs terres et maisons. Lors de sa visite d’une journée à Banja Luka, Jean Paul II avait appelé à une «purification de la mémoire» entre catholiques (11% de la population), orthodoxes (30%) et musulmans (45%). (apic/imedia/pr)




