L’Eglise catholique prend position avant les élections du 13 mai
Rome: Le président de la Conférence épiscopale balise la vie politique italienne
Rome, 26 mars 2001 (APIC) Dix points essentiels pour la vie politique de l’Italie, de la défense de la vie à l’unité européenne, ont été rappelés le 26 mars par le cardinal Camillo Ruini, à l’occasion de l’ouverture de la session de printemps du Conseil épiscopal. Cette déclaration du cardinal, qui entame son troisième mandat pour 5 ans à la tête de la Conférence épiscopale italienne, se place dans l’optique des prochaines élections nationales, prévues pour le 13 mai.
La plupart des quotidiens italiens reprennent le 27 mars, l’essentiel de ces recommandations qui ont déjà été, affirme le cardinal, «clairement exprimées par Jean-Paul II à l’occasion du rassemblement ecclésial de Palerme en 1995». Le cardinal souhaite que cette prise de position aide au «discernement» des électeurs et rappelle en premier lieu «l’importance et la valeur de la vie politique dans la vie d’une nation» qui requiert «l’attention et la participation convaincue de chaque citoyen».
Refus du clonage et de l’euthanasie
Il s’agit tout d’abord de «protéger la vie humaine à chaque instant de son existence». Le cardinal insiste sur le «respect intégral des embryons humains, le refus du clonage et de l’euthanasie». Un autre point, «de la plus grande importance», est celui de la famille, «fondée sur le mariage et non assimilable à tout autre forme de cohabitation». L’éducation découle de cette préoccupation et le cardinal insiste alors sur la «parité scolaire» qui est une «urgence pour l’école italienne».
Le Président de la conférence épiscopale italienne relève ensuite l’attention particulière que requièrent les plus faibles de la société. Il fait allusion aux immigrés qui doivent être «effectivement et dignement intégrés dans la société, dans le respect des normes et des valeurs qui la régissent». La sécurité des citoyens n’est pas laissée de côté ; «elle doit être assurée, poursuit le cardinal, sans réduire les principes et les garanties d’un état de droit». En ce qui concerne la structure de l’Etat, le cardinal Camillo Ruini demande que soit «valorisées les autonomies locales» et que «l’exécutif soit renforcé afin de permettre un meilleur gouvernement du pays». Cette amélioration permettra alors de «continuer la construction de l’unité européenne» qui doit se faire sans renoncer, conclut-il, «au patrimoine culturel civil et moral de chacun des membres».(apic/imed/mjp)



