Satisfaction au Vatican

Rome: Le président Eltsine accepte de réviser la loi sur les religions

Rome, 23 juillet 1997 (APIC) Le Vatican a appris avec satisfaction la décision du président russe Boris Elstine de ne pas signer le projet de loi sur les religions en Russie. Ce dernier a renvoyé mardi le projet de loi à la Duma. En demandant de modifier certaines dispositions, il empêche ainsi une entrée en vigueur rapide de la loi.

La Secrétairerie d’Etat du Vatican a diffusé mercredi un communiqué disant sa satisfaction devant le veto du président Boris Eltsine au projet de loi sur la liberté de conscience et les associations religieuses qui ouvrait une série de discriminations contre des croyants vivant en Russie. «Ce nouveau test pourra contribuer à créer une approche meilleure et plus sereine de la réalité religieuse dans la grande nation russe, dans laquelle l’Eglise catholique est présente depuis des siècles», écrit la Secrétairerie d’Etat.

Le Vatican avait rendu publique la semaine dernière la lettre de Jean Paul II datée du 24 juin au président russe. Dans sa lettre, Jean Paul II se souvenait de ses «entretiens cordiaux» avec le président de la Fédération de Russie pour lui exprimer «en toute confiance» sa grave préoccupation face à ce texte très restrictif par rapport à la loi «sur les Confessions religieuses» de 1990. Un texte qui, s’il était définitivement adopté, constituerait pour l’Eglise catholique qui est en Russie une réelle menace pour le déroulement normal de ses activités pastorales et même pour sa survie».

Jean Paul II visait en particulier les dispositions du chapitre II qui «conduisent à penser que les autorités civiles russes désirent assimiler l’Eglise catholique à une communauté étrangère, sans aucune considération pour sa présence et son action séculaires en Russie ni même pour son organisation hiérarchique spécifique». Enfin le pape s’insurgeait que l’Eglise catholique, présente en Russie depuis des générations, surtout suite à l’immigration et aux déportations tsaristes, puis staliniennes, n’était citée nulle part. Outre l’orthodoxie, «part inaliénable de l’héritage historique, spirituel et culturel» de la Russie, la loi ne reconnaissaient que l’islam, le judaïsme et le bouddhisme comme religions «nationales».

La parution de la lettre de Jean Paul II avait contrarié le patriarche de l’Eglise orthodoxe russe Alexis II à Moscou. Dès la lettre du pape rendue publique, il avait demandé ni plus ni moins au président Eltsine de signer cette nouvelle loi. (apic/kna/ba)

9 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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