Dragan Covic présente ses voeux de guérison au pape.

Rome: Le président en exercice de la Bosnie-Herzégovine reçu vendredi au Vatican

Rome, 20 mars 2005 (Apic) Dragan Covic, membre de la présidence collégiale de la Bosnie Herzégovine, a présenté ses voeux de rapide guérison au pape, le 18 mars. C’est ce qu’il a déclaré au cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, qui l’a reçu en audience au Vatican.

Durant la rencontre, «le président a confié au cardinal secrétaire d’Etat ses plus vifs voeux pour une guérison rapide du pape», a rapporté Joaquin Navarro-Valls, porte-parole du Saint-Siège, dans une déclaration. «Pour sa part, le secrétaire d’Etat a assuré que le pape nourrit un grand intérêt et une grande affection pour tous les peuples constituants la Bosnie-Herzégovine», peut-on encore lire dans cette déclaration.

La rencontre entre le cardinal Sodano et Dragan Covic a consisté en «un échange d’opinion sur la situation du pays». Le secrétaire d’Etat a assuré que «le Saint-Siège comprenait bien les difficultés actuelles du pays, souhaitant que tous les citoyens respectent le droit et que soient respectés les droits de chacun». A la fin de la rencontre, le cardinal a transmis «les voeux les plus fervents» de «paix et d’harmonie» du souverain pontife à «tous les peuples composants l’Etat de la Bosnie-Herzégovine».

Trois ethnies présentes

L’ancienne république yougoslave de Bosnie-Herzégovine a déclaré son indépendance en février 1992. Trois années d’une sanglante guerre civile s’en sont suivies, entre ethnies croate (catholiques), serbe (orthodoxes) et bosniaque (musulmans). Cette guerre a été encouragée par la Yougoslavie et la Croatie, qui souhaitaient s’approprier tout ou partie de la jeune république. Le 21 novembre 1995, les belligérants ont signé à Dayton (Etats- Unis) un traité mettant fin aux combats inter-ethniques (l’accord final a été signé à Paris le 14 décembre suivant). Les accords de Dayton ont divisé la Bosnie-Herzégovine à peu près également entre la Fédération de Bosnie- Herzégovine (croato-bosniaque) et la Republika Srpska (bosno-serbe). L’Onu entretient dans le pays une force de stabilisation (SFOR) de 14’000 hommes depuis 2003.

Une présidence tricéphale

La Présidence de la Bosnie-Herzégovine est tournante entre 3 membres (un de chaque ethnie), pour un mandat de 4 ans. Ils sont élus au suffrage universel direct (la Fédération désigne le Bosniaque et le Croate, la République Srpska le Serbe). Ils dirigent tour à tour le pays pour une période de huit mois chacun.

C’est la seconde fois que le Croate Dragan Covic était reçu au Vatican. En décembre 2003, il était venu remercier Jean Paul II au Vatican de sa visite éclair à Banja Luka le 22 juin de la même année. Le pape avait alors rappelé que le pays sortirait de ses difficultés par «la mise en place d’institutions démocratiques et par le pardon et la réconciliation réciproques». Lors de sa visite d’une journée à Banja Luka, le souverain pontife avait appelé à une «purification de la mémoire» entre catholiques (11% de la population), orthodoxes (30%) et musulmans (45%).

Le pape n’a pas reprise ses activités habituelles

Depuis son retour au Vatican le 13 mars 2005, après 18 jours d’hospitalisation, Jean Paul II n’a pas repris ses activités quotidiennes. Poursuivant sa convalescence, il est apparu deux fois en public depuis son retour. Aux fidèles réunis sur la place Saint-Pierre le 16 mars, alors que la traditionnelle audience générale ne devait pas avoir lieu, et le 17 mars au soir par vidéo-conférence, aux jeunes de la province de Rome réunis dans la basilique Saint-Jean de Latran. En revanche, c’est le cardinal Angelo Sodano, en tant que secrétaire d’Etat et chef de la diplomatie du Saint- Siège, qui continue à assurer les audiences diplomatiques. (apic/imedia/hy/bb)

20 mars 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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