Une nouvelle étape dans la bataille pour l’adoption du Pacs

Rome: Le projet de loi sur les unions libres blesse la famille, selon ’L’Osservatore Romano’

Rome, 9 février 2007 (Apic) «La famille blessée», c’est le titre de L’Osservatore Romano daté du 10 février après l’adoption par le Conseil des ministres italien, l’avant veille, d’un décret fixant les cadres d’une future loi sur les unions libres. D’ores et déjà appelé ’Dico’ (Diritti dei conviventi, droits des concubins, ndlr), le décret est une nouvelle étape dans la bataille législative italienne pour l’adoption d’une législation sur le modèle du Pacte civile de solidarité (Pacs).

Dans son article, «la famille blessée : les ’Dico’ arrivent», le quotidien du Saint-Siège doute que le processus législatif arrive à son terme. «Pour le moment, il semble que les conditions ne soient pas réunies pour un accord bipartisan» au Parlement entre catholiques et laïcs de la majorité de centre gauche du gouvernement de Romano Prodi, ni avec des membres de l’opposition.

L’Osservatore Romano note ainsi que le ministre démocrate-chrétien de la justice, Clemente Mastella, n’a pas assisté au Conseil des ministres et a indiqué qu’il s’abstiendrait de voter le texte au Sénat, où le gouvernement n’a qu’une voix de majorité. Son parti, l’Udeur, ferait de même à la Chambre des députés.

Le 9 février, recevant les lettres de créance du nouvel ambassadeur de Colombie, le pape a une nouvelle fois fait part de sa «préoccupation pour les lois qui concernent des questions très délicates comme (.) l’identité de la famille et le respect du mariage». «Sur ces sujets, et à la lumière de la raison naturelle et des principes moraux et spirituels qui proviennent de l’Evangile, l’Eglise catholique continuera de proclamer sans cesse la grandeur inaliénable de la dignité humaine», a rappelé Benoît XVI.

Reconnaissant des couples non mariés

Le gouvernement italien a approuvé, le 8 février, un projet de loi reconnaissant les couples non mariés, y compris homosexuels. Si le texte est approuvé par le Parlement, a expliqué la ministre de l’égalité des chances Barbara Pollastrini, les couples non mariés bénéficieront de certains droits. Mais il leur faudra par exemple attendre au moins 9 ans de vie commune pour bénéficier de droits dans le domaine de la succession.

«Il ne s’agit pas de créer un nouveau statut légal», a expliqué la ministre de la famille Rosy Bindi. «Ce n’est pas un mariage de série B», a-t-elle ajouté, pour rassurer les membres de la coalition hostiles au projet. Piero Fassino, chef de la coalition des Démocrates de gauche, a quant à lui déclaré que le texte «n’ouvrait pas la voie à un modèle familial parallèle ou alternatif». (apic/imedia/hy/bb)

9 février 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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