Reconnaître et instituer des ministres extraordinaires de la Parole

Rome: Le rôle de la femme dans l’Eglise en question au Synode

Rome, 19 octobre 2008 (Apic) Alors qu’ils sont réunis en groupes linguistiques en vue d’émettre un certain nombre de propositions à Benoît XVI, les participants au Synode des évêques sur la Parole de Dieu organisé au Vatican ont, entre autres, évoqué le rôle de la femme dans l’Eglise. Une religieuse a ainsi particulièrement souhaité que «les paroles quotidiennes de l’Eglise» fassent référence au rôle des femmes. Des pères synodaux ont aussi abordé la place de la femme dans la religion musulmane.

Au sortir d’un carrefour, l’archevêque d’Albi (France), Mgr Pierre-Marie Carré, a ainsi évoqué dans la matinée du 17 octobre le rôle de «la femme, ’passeur’ de la Parole». «On souhaite que les femmes, et spécialement les mères de famille, aient une formation appropriée à cette condition de ’passeur’ de la Parole», a-t-il ainsi souhaité devant les pères synodaux et le pape. Le carrefour de langue française dont Mgr Carré présentait les travaux a également demandé que l’on puisse «reconnaître – instituer – des ministres extraordinaires de la Parole», souhaitant que «ces ministres – catéchistes, lecteurs, animateurs de communautés de base, hommes et femmes – soient spécialement préparés pour cette mission et délégués officiellement par l’évêque».

Infatigables dispensatrices de la Parole

Quelques jours plus tôt, une religieuse italienne était intervenue dans la salle du Synode, devant une assemblée composée à 93 % d’hommes, pour évoquer le «lien mystérieux et très étroit entre la Parole et la femme». La soeur dominicaine Viviana Ballarin avait longuement évoqué le rôle des religieuses ou consacrées, «infatigables dispensatrices de la Parole», des femmes qui «arrivent jusqu’aux replis les plus cachés de l’existence humaine, jusqu’aux espaces ou aux situations dans lesquelles on ne peut guère prononcer d’homélies, où l’on ne peut que crier avec la force d’un silence qui se fait présence et accompagne, action et service, caresse qui prend soin».

La soeur Viviana Ballarin avait enfin émis le souhait que «ce visage et ce coeur de mère, reflet d’un amour passionné qui cherche ses fils, puisse être exprimé de manière efficace dans le document final du Synode sur la Parole de Dieu et plus encore dans les paroles quotidiennes de l’Eglise elle-même».

En outre, c’est la place de la femme dans l’islam qui a été évoquée par un groupe de travail en espagnol. Rapporteur du groupe, Julian Carrón a souhaité le 17 octobre que l’Eglise, dans ses rapports avec l’islam, «tienne compte de la conception musulmane du mariage et de la famille dans laquelle les droits des femmes n’ont pas la considération prévue dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de l’Onu». (apic/imedia/ami/bb)

19 octobre 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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