Des arrestations plus fréquentes depuis l’année 2004

Rome: Le Saint-Siège condamne les récentes arrestations de prêtres et d’évêques en Chine

Rome, 2 avril 2005 (Apic) Le Vatican a condamné samedi 2 avril les nouvelles arrestations de prêtres et d’évêques survenues ces temps derniers en Chine. Le porte-parole du Saint-Siège, Joaquin Navarro-Valls, a dénoncé l’arrestation par la police, le 30 mars dernier, du prêtre Thomas Zhao Kexiun, du diocèse de Xuanhua dans la province de Hebei, alors qu’il rentrait d’un enterrement.

«On ne sait pas où il se trouve ni les raisons de son arrestation», a déclaré Joaquin Navarro-Valls. L’évêque du même diocèse, Mgr Philippe Pierre Zhao Zhendong, âgé de 85 ans, a été arrêté le 3 janvier 2005 et est détenu dans la ville de Jiangjiakou, a également souligné le porte-parole du Saint-Siège.

Joaquin Navarro-Valls a mentionné la longue liste des arrestations de religieux catholiques par les autorités de la République populaire de Chine. Le directeur de la Salle de presse du Vatican a rappelé celle de Mgr Jacques Lin Xili, 86 ans, évêque de Wenzhou, dans la province de Zhejiang. Là encore, «on ne connaît pas les raisons de l’arrestation», a-t-il déclaré.

Toujours dans le diocèse de Wenzhou, a-t-il poursuivi, a été arrêté, le 22 mars, un laïc responsable de la pastorale dans la région de Longgang. Les arrestations de membres de l’Eglise catholiques deviennent plus fréquentes en Chine depuis l’année 2004 et le Vatican les a condamné à plusieurs reprises. Les arrestations de religieux clandestins par les autorités chinoises interviennent souvent dans les périodes de grandes fêtes religieuses.

Le pouvoir communiste chinois reconnaît le droit de pratiquer les religions reconnues par l’Etat, dont le christianisme, mais interdit le prosélytisme. Les bibles sont en principe interdites de vente en librairie. La République populaire de Chine compte entre 12 et 15 millions de fidèles catholiques, répartis entre une communauté «patriotique» ou officielle, dont les deux tiers des évêques seraient reconnus par le Saint-Siège, et une communauté «souterraine» ou clandestine, que les autorités chinoises tolèrent plus ou moins selon les régions et les périodes de l’année. (apic/imedia/ms/be)

3 avril 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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