Plaidoyer pour les droits de l’enfant
Rome: Le Saint-Siège face à la 55ème commission des droits de l’homme à Genève
Genève, 19 avril 1999 (APIC) Mgr Guiseppe Bertello, observateur permanent du Saint-Siège à Genève, a dénoncé «l’abus des enfants exploités sexuellement à des fins commerciales» et «les dizaines de milliers d’enfants qui sont employés comme soldats dans les conflits armés», lors de la 55ème commission des droits de l’homme, centrée sur les droits de l’enfant.
Pour le Saint-Siège, c’est un «long chemin» qu’a parcouru la communauté internationale depuis 1924, date de la première Déclaration des droits de l’enfant. Le 10 novembre 1989, un premier aboutissement a été la signature à l’unanimité de la Convention sur les droits de l’enfant et, pour le prélat, «un nouveau départ pour le respect et la protection des mineurs».
Pour Mgr Bertello, cette Convention «constitue un lien juridique pour les pays qui l’ont ratifiée. Elle essaie de repérer, d’une manière plus complète que par le passé, toute la gamme des droits qui doivent être reconnus aux enfants et, en même temps, d’indiquer les instruments pour les protéger et les promouvoir».
L’observateur du Saint-Siège s’est réjoui des travaux de la Commission des droits de l’homme, ces dernières années, en particulier des deux projets de protocole facultatif concernant «l’engagement des enfants dans les conflits armés et la vente, la prostitution et la pornographie impliquant des enfants». «Dans le monde, a-t-il dénoncé, on compte par dizaine de milliers les enfants qui sont employés comme soldats dans les conflits armés». D’autre part, «l’abus des enfants exploités sexuellement à des fins commerciales est un crime grave».
Ainsi pour le prélat, l’adoption de ces protocoles «revêt une importance fondamentale et urgente». Mgr Bertello a regretté cependant qu’au terme de cinq sessions les groupes de travail semblaient encore «loin de la conclusion de leur travail» et que l’objectif ne soit atteint avant le 10ème anniversaire de la Convention de 1989. Ces deux protocoles seraient en effet, pour le Saint-Siège, «un moyen efficace et approprié» pour «favoriser l’épanouissement de l’enfant dès sa conception, dans toutes ses dimensions et la mise en oeuvre de ses droits». (apic/imed/ab/pr)



