Que tous les moyens diplomatiques possibles soient utilisés

Rome: Le Saint-Siège inquiet de la crise nucléaire iranienne

Rome, 4 juin 2006 (Apic) Le Saint-Siège a demandé le 3 juin que «tous les moyens diplomatiques» possibles soient utilisés pour résoudre la crise nucléaire iranienne, par la voix de Joaquin Navarro-Valls.

Les propos du directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, sur demande des journalistes, ont coïncidé avec le refus de Téhéran de suspendre l’enrichissement d’uranium, exprimé par le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki. Ce dernier a cependant affirmé que l’Iran examinerait les nouvelles propositions des grandes puissances sur le nucléaire avant de donner une réponse officielle.

«Comme toujours, a déclaré Joaquin Navarro-Valls, le Saint-Siège encourage toute initiative en vue d’un dialogue ouvert et constructif», et le Vatican «est fermement persuadé que les difficultés actuelles peuvent et doivent être résolues par la voie diplomatique, en employant tous les moyens dont cette même diplomatie dispose».

Selon le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, «il apparaît en particulier nécessaire que, grâce à des contacts confidentiels, disparaissent les éléments qui empêchent objectivement une confiance réciproque, sans jamais écarter aucun signe de bonne volonté d’une part ou de l’autre, et en prenant en compte l’honneur et la sensibilité de chaque pays». Joaquin Navarro-Valls a conclu en souhaitant qu’ainsi «des gestes de rapprochement pourrons être effectués».

Le 16 avril 2006, dans son message du jour de Pâques, sans mentionner explicitement le cas de l’Iran, Benoît XVI avait appelé à la résolution des crises internationales «liées au nucléaire», pour trouver «un arrangement honorable pour tous au moyen de négociations sérieuses et loyales». (apic/imedia/ami/bb)

5 juin 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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