Lutter contre la faim dans le monde

Rome : Le Saint-Siège invite les nations à respecter consciences, religions et cultures

Rome, 10 mai 2006 (Apic) Le Saint-Siège a invité les nations à respecter «la conscience de chacun», les «visions religieuses» et les «différentes cultures» dans leur lutte contre la faim. Des propos tenus par Mgr Renato Volante, l’observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’Organisation mondiale pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).

Le prélat est intervenu lors d’une conférence de l’organisation pour la région de l’Amérique latine et des Caraïbes, organisée à Caracas (Venezuela) du 24 au 28 avril. Son intervention a été diffusée par la Salle de presse du Saint-Siège le 10 mai.

«La coopération entre les pays d’Amérique latine et des Caraïbes est appelée aujourd’hui à garder une considération haute du respect de la conscience de chacun, de la vision religieuse et des différentes cultures comme unique chemin pour appuyer sérieusement les personnes les plus faibles», a lancé Mgr Renato Volante devant les participants à la conférence de Caracas. Dans le processus de lutte contre la faim, il a invité les différentes nations à commencer «par la famille rurale, avec sa fonction irremplaçable de gardienne et de moteur du savoir, des traditions et des valeurs morales».

Lors de son intervention, Mgr Volante a réaffirmé que le Saint-Siège suivait «avec une attention spéciale la très grave question de la faim et de la malnutrition», et s’est proposé de donner aux différents membres de la FAO quelques indications «à caractère éthique». Il a ainsi souligné le besoin urgent «d’intervenir dans les situations qui empêchent chez de nombreuses personnes leur croissance intégrale, la reconnaissance de leur caractère central dans la société, ou qui limitent leurs libertés fondamentales».

Centrer le travail de la FAO sur la personne

Le diplomate du Saint-Siège a invité la FAO à exercer son travail en se centrant sur la personne en «faisant appel aux valeurs qui fondent l’histoire, les différentes cultures, l’expérience religieuse, la vie sociale de la région». «A une époque caractérisée par la globalisation, la référence à la fraternité signifie abattre effectivement les barrières et les autres obstacles qui peuvent se manifester, également dans les différentes formes de coopération». Selon Mgr Volante, il convient de prendre en compte «la position de désavantage évident dans laquelle se trouvent ceux qui vivent dans des régions de bas revenus et de déficit alimentaire». En outre, l’Observateur permanent du Saint-Siège auprès de la FAO a invité l’organisation à poursuivre ses réformes en vue «d’une action efficace en faveur d es plus pauvres».

La réunion qui s’est tenue du 24 au 28 avril à Caracas (Venezuela) était centrée sur les actions visant à réduire la faim et la pauvreté dans la région. Des ministres de l’agriculture et d’autres hauts fonctionnaires d’Amérique Latine et des Caraïbes se sont ainsi réunis pour cette 29e Conférence régionale de la FAO. (apic/imedia/ami/bb)

10 mai 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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