Accessible à tous
Rome: Le Saint-Siège met en garde contre le coût excessif de la médecine de base
Rome, 22 juin 2001 (APIC) Le Saint-Siège met en garde contre le coût excessif de la médecine de base. Qui doit être accessible à tous. Le Saint-Siège regrette en outre que des investissements en produits pharmaceutiques de luxe, tels les produits cosmétiques, empêchent de se concentrer sur la recherche et le développement de médicaments essentiels.
Réduire les coûts des médicaments, dont le prix est trop souvent gonflé par les brevets qui monopolisent le marché mondial, afin de lutter contre les maladies contagieuses qui ravagent les pays en voie de développement, telle est en effet la proposition du Saint-Siège exprimée à l’occasion de la session de travail sur la propriété intellectuelle, organisée à Genève par l’Organisation Mondiale du Travail, du 18 au 22 juin dernier.
Dans une note distribuée aux Etats membres et illustrée le 20 juin par l’observateur permanent du Saint-Siège à Genève, Mgr Diarmund Martin, le Saint-Siège met en garde contre le fait que de nombreux pays pauvres n’ont pas accès à une médecine de base nécessaire pour enrayer le sida, la malaria ou la tuberculose, «un désastre mondial d’une amplitude dramatique».
«L’accès aux médicaments est un aspect essentiel» car «sans des médicaments de base, il ne peut y avoir de soins» peut-on lire dans cette note qui souligne par ailleurs qu’»un prix accessible reste un facteur déterminant». Si le coût de la médecine dépend en grande partie du poids de la recherche et du développement du produit, «il n’est cependant pas possible de justifier du point de vue éthique le fait de fixer un prix, le plus haut possible, afin d’attirer les investisseurs et maintenir ou renforcer la recherche».
Face à «l’urgence sanitaire qui sévit dans le monde», le Saint-Siège appelle ainsi «tous les acteurs dans le domaine économique et politique», à savoir «les organisations internationales, les gouvernements, les fondations privées, les corporations et les ONG à oeuvrer ensemble afin de résoudre la crise globale, laissant de côté leurs intérêts privés et sectoriels limités».
Les entreprises pharmaceutiques et les gouvernements des pays développés «devraient travailler ensemble pour assurer une fourniture adéquate des médicaments nécessaires à un prix adéquat au coût de la vie dans le pays en question» affirme également la note vaticane. «Ils ne doivent pas créer d’obstacle à la production nationale de médicaments dans les pays du tiers monde» peut-on lire également.
Le Saint-Siège regrette en outre que des investissements en produits pharmaceutiques de luxe, tels les produits cosmétiques, empêchent de se concentrer sur la recherche et le développement de médicaments essentiels. (apic/imed/pr)



