Décision imminente

Rome: Le Saint-Siège n’est pas opposé à l’extradition d’Ali Agça en Turquie

Rome, 18 mars 1999 (APIC) Le Saint-Siège n’est pas opposé à la remise aux autorités turques d’Ali Agça, l’homme qui a tenté d’assassiner le pape sur la Place Saint-Pierre le 13 mai 1981. Le Vatican l’a du moins affirmé officiellement le 18 mars 1999, alors que le dossier de l’ancien membre de l’organisation turque d’extrême droite «Les Loups gris», est examiné ces jours-ci par le ministre de la Justice italien.

Selon le communiqué publié jeudi par le Saint-Siège, cette prise de position n’est pas nouvelle, puisqu’elle a déjà été affirmée le 25 juin 1997, à la suite d’une demande confidentielle du ministre de la Justice d’alors, Giovanni M. Flick. Le Saint-Siège avait ajouté à l’époque qu’il s’en remettait aux décisions des autorités italiennes au sujet du condamné, qui purge actuellement une peine de prison à perpétuité en Italie. Quatre mois plus tard, le 24 octobre 1997, le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, répétait au ministre Flick, par voie diplomatique, qu’il n’y avait pas d’objection de la part du Saint-Siège à ce que le gouvernement italien accepte les demandes d’extradition présentées par le gouvernement turc.

Les décisions concernant Ali Agca pourraient être prises prochainement par la justice italienne. Si elle se préoccupe de l’avis du Saint-Siège, en tant que partie lésée, c’est elle en effet qui est responsable de la décision concernant le condamné turc. Une responsabilité relevant de l’article 22 du traité du Latran, qui prévoit qu’à la demande du Saint-Siège, les personnes arrêtées pour des crimes et délits commis dans la Cité du Vatican, peuvent être jugées par les tribunaux italiens. (apic/imed/pr)

18 mars 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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